Victime d’un AVC, une Cran-Gevrienne met en garde contre les dangers de la pilule

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Victime d’un AVC, une Cran-Gevrienne met en garde contre les dangers de la pilule


lessorsavoyard, jeudi 19.01.2012,

Victime d'un AVC elle met en garde contre la piluleEn novembre2010, la vie de cette jeune trentenaire a basculé. Après un AVC, Aurélie Zulian met en garde contre la pilule. En novembre2010, la vie de cette jeune trentenaire a basculé.

Victime d’un accident vasculaire cérébral à cause de la prise de la pilule

Aurélie Zulian, une Cran-Gevrienne de 31 ans, veut aujourd’hui dénoncer les risques que certaines jeunes femmes peuvent encourir en prenant ce type de contraception sans suivi sérieux et régulier.

Ce n’est pas un plaidoyer contre la pilule, ni contre la contraception en général. Juste un témoignage afin de sensibiliser les milliers de femmes pour qui avaler chaque jour un petit comprimé contraceptif est devenu une habitude, que ce geste peut ne pas être anodin. Aurélie Zulian a 31 ans. Sa vie a basculé au début du mois de novembre 2010.

Cette jeune femme sportive et dynamique, en excellente santé, assistante de direction à Annecy, est prise de très violents mots de tête lors d’un déjeuner avec des collègues. Elle avale un cachet, pensant que le mal va lui passer. Mais rien. Inquiète, elle se rend chez un pharmacien qui lui conseille d’appeler son médecin. Ce dernier la traite de « chochotte » et lui dit que cela va passer.

Mais le lendemain, la douleur est de plus en plus intense.« Je n’arrivais pas à faire face », se souvient Aurélie. La nuit est longue. Au petit matin, il lui est impossible de se lever. Son médecin la reçoit en fin de journée et lui prescrit un antidouleur très puissant.

Là encore, le mal ne passe pas, la nuit est rude : les nausées s’ajoutent à la douleur. Aurélie part alors aux urgences, un scanner est programmé et le verdict est sans appel : la jeune femme est en AVC depuis trois jours, une hypothèse à côté de laquelle est totalement passé son médecin généraliste.

Transférée en soins intensifs, elle fait une hémorragie cérébrale à l’hôpital. Consciente mais épuisée, elle est soignée avant d’être transférée en réanimation neurologique au CHU de Grenoble. Malgré la douleur, l’hématome se dissipe au bout de trois jours. Après de nombreuses recherches scientifiques, les médecins expliquent à la jeune femme que son AVC a été causée par la pilule.

Un peu plus d’un an après cette mésaventure, Aurélie est consciente que sa vie n’a tenu qu’à un fil. « Il y a un avant, et un après » , résume-t-elle. Heureusement pour elle, elle n’a gardé aucune séquelle physique de son AVC. Mais elle souligne des « problèmes d’attention, de concentration » dans les mois qui ont suivi l’accident. Aujourd’hui, elle a encore quelques soucis avec les chiffres et après plusieurs mois d’arrêt, elle a repris son travail en trois quarts temps thérapeutique depuis janvier.

Déjà 9000 morts aux USA

Avant son accident, Aurélie ne fumait pas, ne buvait pas. En revanche, elle prenait la pilule depuis 7 ou 8 ans « sans une seule prise de sang, car on nous case dans la catégorie « cliente » sans risque ». Faire part de sa mésaventure, « c’est pas pour raconter ma vie », explique-t-elle.

« C’est juste pour faire partager le fait que la pilule, ce petit cachet que l’on prend chaque jour innocemment, peut tuer. Je ne renie pas le fait que les femmes se sont battues pour prendre la pilule. Mais maintenant j’ai l’impression que les femmes et les jeunes filles la prennent comme un dû. S’échangent les bons tuyaux de telle ou telle pilule qui, en plus de jouer son rôle de contraceptif, fera les cheveux soyeux et une peau magnifique ».

Alors, quand le scandale du Mediator a éclaté, Aurélie a fait le rapprochement. « Une pilule a tué 9000 personnes aux Etats-Unis. Une jeune fille de Bonneville a eu la même chose que moi. Ce n’est pas anodin ». Un nouveau scandale est-il en train de voir le jour ? En Suisse, le sujet fait déjà débat. Aurélie, elle, a fait part de son cas à l’institut de pharmaco-vigilance de Grenoble, afin qu’il prévienne l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé.

A défaut d’entrer en guerre contre les laboratoires pharmaceutiques, Aurélie Zulian veut informer et alerter l’opinion publique : « la pilule n’est pas sans danger ».

 

 

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Mère de Miséricorde

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février 13th, 2012

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