« Il faut être trois pour faire un enfant »

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« Il faut être trois pour faire un enfant »


libération, 25 octobre 2012

PhotoQuatre fois par semaine, Kathy Forck vient prier à Columbia. De 14h à 18h, devant le centre du planning familial de la ville, elle prie « pour la vie » et pour qu’on « arrête de tuer des bébés ». Kathy a 63 ans, quatre enfants, bientôt six petits-enfants et, depuis 2009, elle consacre presque tout son temps à la cause « pro-life ». Kathy a toujours été une catholique fervente. Un héritage familial. Mais c’est il y a trois ans seulement qu’elle a entendu « l’appel de dieu ». Depuis, elle dirige  avec son mari le mouvement « 40 Days for Life (1) » de Columbia qui rassemble autour de 300 personnes. Kathy a la voix douce. Elle parle sans colère ni violence. « Je n’ai que de la compassion pour les femmes qui avortent », dit-elle. Mais ses certitudes sont inébranlables. « Il faut être trois pour faire un enfant : une mère, un père et Dieu », avance-t-elle posément comme une évidence. « Et quand il dit oui, il y a une raison. Dieu a un projet pour chacun d’entre nous », poursuit-elle. Aucune exception ne peut se justifier. Ni l’inceste, ni le viol. « On ne tue pas les enfants d’un meurtrier, pourquoi tuer ceux d’un violeur ? ».

J’ai rencontré Kathy lors de la tournée en bus de Todd Akin, le candidat républicain du Missouri au Sénat (celui qui a fait scandale en déclarant que les femmes victimes d’un véritable viol ne tombaient pas enceintes). Elle était devant la permanence du parti avec ses pancartes anti-avortement. Mardi dernier, je suis allée la voir en action. Sur le trottoir étroit de Providence Road, debout ou assise sur une chaise pliante, parfois agenouillée, dans le brouhaha du flux incessant de voitures, la Bible à la main ou brandissant une pancarte, elle prie pour la fin de l’avortement et propose son aide aux femmes qui se rendent au planning familial. « On n’est pas là pour les maudire, mais pour leur venir en aide. On leur dit : s’il vous plaît, laissez-nous vous aider avec votre bébé ». Cela va du réconfort jusqu’à la prise en charge dans des maisons d’accueil.

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Publié par:
Benoit

Publié sur:
octobre 27th, 2012

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