“Il n’y a que l’Eglise qui puisse combattre l’ennemi”

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“Il n’y a que l’Eglise qui puisse combattre l’ennemi”


le journal du pays basque 01/12/2012

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Près de 600 personnes ont assisté hier au Centre de Congrès Le Bellevue de Biarritz à l’ouverture du Colloque international pour la Vie organisé par le diocèse de Bayonne. Ce séminaire, ouvert au public sur pré-inscription, prévoit le témoignage durant deux jours de 23 intervenants originaires de six Etats (France, Espagne, Etats-Unis, Vatican, Canada, Russie) sur le thème de “la défense et la promotion de la valeur et de l’inviolabilité de la vie humaine, de la conception jusqu’à la mort naturelle”, a expliqué l’évêque Mgr Marc Aillet lors de son discours introductif. “Deux tiers” des participants sont issus des Pyrénées-Atlantiques, “10% de l’Espagne”, le reste d’autres régions de l’Hexagone, selon le diocèse.

Les deux premières tables rondes de ce Colloque, dont le financement (70000 euros) est assuré par un mécène des Etats-Unis – désireux de rester anonyme – étaient consacrées à “la sensibilisation de l’opinion publique” et à “l’interpellation des politiques”. Les prises de paroles successives ont essentiellement porté sur la lutte contre l’avortement, à un degré moindre l’euthanasie, ainsi que sur les stratégies médiatiques et politiques à mettre en œuvre pour faire avancer cette vision dans la société.

Mgr Aillet a donné le ton au cours de son propos inaugural, citant Mère Teresa : “Quand un Homme est capable de tuer en son sein, comment voulez-vous qu’il ne tue pas son frère ?”. Mgr Noël Simard, évêque de Valleyfield (Canada) a dans la foulée appelé à “défendre la vie contre les agressions et les menaces que constituent l’avortement et l’euthanasie”, en “dépassant l’anonymat, en prenant la parole, en intervenant dans les médias”. Tugdual Derville, délégué général de l’Alliance Vita, a pour sa part fustigé l’euthanasie “qui devrait être réservée aux animaux et que la société laïciste veut appliquer aux Hommes”. Alicia Latorre, présidente de la Fédération espagnole des associations pro-vie a évoqué, parlant de l’avortement, “une lutte du Bien contre le Mal”.

Dissuader les femmes

Deux représentants américains de Forty Days for life, David Bereit et Shawn Carney ont ensuite présenté leur action contre l’avortement, laquelle consiste, depuis 2004 à “prier à l’extérieur des centres de Planning familial et les cliniques ou hôpitaux qui pratiquent l’avortement” afin de dissuader les femmes de pratiquer l’IVG. Ils revendiquent “6 740 bébés sauvés de l’avortement à la dernière minute, la fermeture de 25 centres d’avortement et 75 démissions de personnes dans des centres d’avortement”. Cécile Edel, présidente de Choisir la Vie, s’est quant à elle demandée “comment vivre dans une société qui accepte de tuer un enfant sur quatre”, prenant pour référence un chiffre de 2007. Elle milite avec la Marche pour la vie en faveur de l’abrogation de la loi Veil de 1975 sur l’IVG. Lors d’un intermède, elle a déclaré aux journalistes être également défavorable à l’IVG en cas de viol : “On nous donne souvent cet argument, mais il est très rare qu’une femme tombe enceinte après un viol. Si c’est le cas, l’avortement, qui est un acte très violent, fait vivre une double peine à cette femme”.

Gregor Puppinck, président du Centre européen pour le Droit et la Justice a témoigné de son expérience au sein des institutions internationales où il tente de lutter contre les législations IVG : “Vous êtes très clairement confrontés au Mal. Dans ce cas, il faut la prière. Il est normal que ce Colloque ait été organisé par l’Eglise, car l’ennemi, il n’y a que l’Eglise qui puisse le combattre”.

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Publié par:
Benoit

Publié sur:
décembre 2nd, 2012

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