Le point de vue de Dieu

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Le point de vue de Dieu


benoit-et-moi.fr 19/1/2013

Discours devant l’Assemblée plénière de Cor Unum, c’est-à-dire les responsables de la « charité du Pape »: « Nous devons parfois, refuser les financement et les collaborations qui favorisent directement ou indirectement des actions ou des projets en opposition avec l’anthropologie chrétienne ».……. A partir de cette relation dynamique entre la foi et la charité, je voudrais m’arrêter sur un point, que j’appellerais la dimension prophétique que la foi instille dans la charité.
L’adhésion croyante à l’Evangile, imprime en effet à la charité sa forme spécifiquement chrétienne et en constitue le principe de discernement.
Le chrétien, en particulier celui qui travaille dans des organismes de bienfaisance, doit être guidé par les principes de la foi, par laquelle nous adhérons au «point de vue de Dieu», à son projet sur nous (cf. Enc. Caritas in Veritate, 1) . Ce regard nouveau sur l’homme et sur le monde offert par la foi fournit également le juste critère d’évaluation des expressions de la charité, dans le contexte actuel.
A chaque époque, quand l’homme n’a pas cherché ce projet, il a été victime de tentations culturelles qui ont fini par l’asservir. Dans les derniers siècles, les idéologies qui célébraient le culte de la nation, de la race, de la classe sociale se sont avérées de véritables idolâtries; et on peut en dire autant du capitalisme sauvage avec son culte du profit, qui a eu pour résultat la crise, les inégalités et la pauvreté.
Aujourd’hui, nous partageons de plus en plus un sentiment commun sur la dignité inaliénable de chaque être humain et la réciproque et interdépendante responsabilité à son égard; et ceci au profit de la vraie civilisation, la civilisation de l’amour.
D’autre part, malheureusement, notre temps connaît aussi des ombres qui obscurcissent le projet de Dieu. Je pense en particulier à une tragique réduction anthropologique qui repropose l’antique matérialisme hédoniste, auquel s’ajoute toutefois un «prométhéisme technologique». De l’union entre une vision matérialiste de l’homme et le grand développement de la technologie émerge une anthropologie au fond athée. Elle suppose que l’homme est réduit à des fonctions autonomes, l’esprit au cerveau, l’histoire humaine à un destin de réalisation de soi. Tout cela en dehors de Dieu, de la dimension proprement spirituelle et de l’horizon ultra-terrestre.
Dans la perspective d’un homme privé de son âme, et donc d’une relation personnelle avec le Créateur, ce qui est techniquement possible devient licite, toute expérience est acceptable, toute politique démographique permise, toute manipulation légitimée. Le piège le plus terrible de cette ligne de pensée est en fait l’absolutisation de l’homme: l’homme veut être ab-solutus, libéré de tout lien et de toute constitution naturelle. Il prétend être indépendant et pense que dans dans la seule affirmation de soi réside la félicité. «L’homme conteste sa propre nature … Existe désormais seulement l’homme dans l’abstrait, qui ensuite choisit de façon indépendante quelque chose comme sa nature» (Discours à la Curie romaine, 21 Décembre 2012). Il s’agit d’une négation radicale de la condition de créature de l’homme, qui finit dans une solitude dramatique. ………
……….Face à cette réduction anthropologique, quel devoir revient à chaque chrétien, et surtout à vous qui êtes engagés dans des activités de bienfaisance, et donc directement liée à de nombreux autres acteurs sociaux?
Certes, nous devons faire preuve de vigilance critique, et parfois, refuser les financement et les collaborations qui favorisent directement ou indirectement des actions ou des projets en opposition avec l’anthropologie chrétienne. Mais de façon positive l’Église a toujours été engagé à promouvoir l’homme d’après le plan de Dieu, dans sa pleine dignité, conformément à ses deux dimensions verticale et horizontale. A cela tend également l’action de développement des organismes ecclésiaux.
La vision chrétienne de l’homme est en effet un grand oui à la dignité de la personne appelée à la communion intime avec Dieu, une communion filiale, humble et confiante. L’être humain n’est ni un individu indépendant, ni un élément anonyme dans la communauté, mais une personne singulière et unique, intrinsèquement ordonnée à la relation et à la socialisation.
C’est pourquoi l’Église réaffirme son grand oui à la dignité et à la beauté du mariage comme l’expression d’une alliance fidèle et féconde entre l’homme et la femme, et son non à des philosophies comme celle du genre, motivés par le fait que la réciprocité entre masculin et féminin est une expression de la beauté de la nature voulue par le Créateur. …………

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Publié par:
Benoit

Publié sur:
janvier 21st, 2013

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