Lancement d’une initiative européenne pour la fin des financements de l’IVG

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Lancement d’une initiative européenne pour la fin des financements de l’IVG


c-fam.org jan 28, 2013

NEW YORK, 25 janvier (C-FAM) C’est une victoire devant la Cour européenne par les environnementalistes qui a inspiré la nouvelle campagne européenne visant à mettre fin aux financements publics de la recherche, lorsqu’elle aboutit à la destruction d’embryons humains, et de l’avortement.

La campagne, nommée “One of Us”, a été lancée ce mois-ci par des personnalités publiques de vingt Etats européens, pour appeler l’Union à mettre fin aux financements de projets qui détruisent des vies à-naître, et ce même lorsque les organisations bénéficiaires exercent de telles pratiques dans des pays en voie de développement. Elle s’inspire d’une décision de la Cour de Justice de l’Union européenne de 2011 dans une affaire portée en justice par Greenpeace, dans laquelle la Cour semble affirmer que la vie humaine commence à la conception et mérite une protection juridique.

“One of Us” est une initiative citoyenne, conformément à une nouvelle procédure introduite par le Traité de Lisbonne permettant de proposer une nouvelle législation dans l’Union européenne. Une pétition de ce type nécessite un million de signatures de citoyens européens provenant de 7 Etats distincts sur les 27 Etats membres. Des militants pro familles de sept Etats européens se sont mobilisés pour obtenir le soutien de politiciens et de la société civile dans d’autres pays d’Europe.

Si la campagne réussit à mobiliser un million de signatures, le Parlement européen sera contraint de prévoir un débat sur la question.

Actuellement, les politiques publiques européennes sont en désaccord avec la décision de la Cour de justice.

« Aujourd’hui, {l’Union européenne} finance des programmes de recherche scientifique qui détruisent et manipulent des embryons, finance des associations internationales qui pratiquent l’avortement, présentent l’interruption de grossesse comme la solution aux problèmes de santé des femmes », déclarait Carlo Casini, un député européen italien à l’agence de presse Zénit.

Casini, président du Comité des affaires constitutionnelles du Parlement européen et du Mouvement Italien pour la Vie, considère que « avec une reconnaissance de la vie dès la conception, les politiques [publiques] la européennes devraient évoluer [dans un sens] favorable à la vie humaine ».

En 1997, l’organisation environnementaliste Greenpeace attaquait en justice Oliver Brüstle, un chercheur allemand détenant un brevet pour son invention d’une technique scientifique utilisant des lignées de cellules souches embryonnaires. Pour Greenpeace, une directive de l’Union européenne interdit le brevetage des techniques scientifiques aboutissant à la destruction d’embryons humains.

L’issue de l’affaire dépendait de ce qu’une étape de développement des embryons utilisés ait été atteinte par cette technique de recherche. La Cour décidait alors que l’interdiction prévue par la directive s’appliquait à tous les stades de la vie humaine, considérant que « le législateur de l’Union a entendu exclure toute possibilité de brevetabilité, dès lors que le respect dû à la dignité humaine pourrait en être affecté ».

Pour la Cour, « Il en résulte que la notion d’«embryon humain» au sens de (…) la directive doit être comprise largement.  Dans ce sens, tout ovule humain doit, dès le stade de sa fécondation, être considéré comme un «embryon humain» au sens et pour l’application de l’article [concerné] de la directive, dès lors que cette fécondation est de nature à déclencher le processus de développement d’un être humain. »

Dès le jugement publié, les leaders des mouvements pro vie anticipaient la prochaine étape : « L’Union européenne ne peut continuer à financer la recherche lorsque celle-ci aboutit à la destruction d’embryons humains, comme elle le fait aujourd’hui », avait alors déclaré Sophia Kuby, directrice de European Dignity Watch,

L’Union européenne ne peut légiférer sur la question de l’IVG, qui reste une compétence exclusive de chaque Etat membre. Cependant, des organisations financées par l’Union européenne sont engagées dans des projets qui ont pour conséquence la destruction d’embryons humains.

La campagne “One of Us” milite pour la fin des « financements  d’activités qui entraînent la destruction d’embryons humains, et en particulier dans les domaines de la recherche, de l’aide au développement et de la santé publique ».

La date limite de dépôt en ligne des signatures par les citoyens européens est fixée au 1er novembre 2013. Les signataires doivent être des citoyens de l’Union européenne ayant atteint l’âge de voter aux élections européennes.

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Publié par:
Benoit

Publié sur:
janvier 29th, 2013

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