Recherche sur l'embryon et fin de vie : Les enjeux d'aujourd'hui (Alain Castet, évêque de Luçon)

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Recherche sur l’embryon et fin de vie : Les enjeux d’aujourd’hui (Alain Castet, évêque de Luçon)


vendee.catholique, le 13 mars 2013

CEV 74Nous sommes témoins des mutations vécues par la société française. S’éloignant de la source du droit, de nouvelles lois se fondent désormais sur le commentaire du fait, au mépris du bien véritable de l’homme. Tel est le cas, entre autres, du projet de « mariage pour tous » et de celui permettant la recherche sur l’embryon et les cellules souches embryonnaires. En France, avec l’avènement du code civil, les lois séculières régissant la cellule familiale et la vie dans la cité sont demeurées longtemps basées sur le droit naturel. Bien des lois « laïques » ont conservé une base anthropologique chrétienne issue des lois canoniques.

La séparation de l’Eglise et de l’État n’a pas fondamentalement ébranlé l’édifice, même si la singularité française du double mariage et la banalisation du divorce ont été à la source d’une rupture qui n’a fait que s’accentuer.

 

Ainsi, au fil du temps, la sécularisation profonde des sociétés a affranchi le corpus juridique du droit naturel et de l’inspiration évangélique. Nous sommes désormais interpellés par les choix sociétaux. Notre espérance elle-même peut être soumise à une rude épreuve. Toutefois, dans ces situations où notre conscience rencontre la contradiction et l’épreuve, « comme l’or vérifié par le feu » (1 P 1, 7), nous sommes appelés à renouveler fermement notre attachement à Jésus-Christ. Il nous appelle à « être dans le monde sans être du monde » (Jn 17, 15-17) et à être le sel de la terre (Mt 5,13-16). « Nous ne pouvons pas accepter que le sel devienne insipide. »2

 

Dans cette perspective, nous ne nous soumettons pas à l’esprit du monde. Il n’est pas non plus possible que la communauté chrétienne vive ses convictions en privé, en cercle fermé. Le temps de l’enfouissement est dépassé. La foi des chrétiens doit savoir se faire entendre et participer au débat public. Et comme aucun catholique ne peut vivre en contradiction avec sa conscience et avec les engagements de son baptême, cette expression passera nécessairement par le témoignage d’une vie convertie et fidèle.

 

Afin de pouvoir défendre le bien véritable, chacun garde un devoir de fidélité à la Parole évangélique et à l’enseignement de l’Eglise dans une

obéissance confiante. Tout en sachant clairement que nous portons un trésor dans des vases fragiles, « nous ne pouvons pas nous taire sur ce que nous avons vu et entendu »3. Au nom de leur foi, il importe que des chrétiens s’engagent en politique, afin que la Parole de l’évangile puisse être portée jusque dans des lieux de décision. Ma prière accompagne tous ceux et celles qui se mettent au service du bien commun intégral.

 

✠ Alain Castet

évêque de Luçon

 

1. Jérémie, 31,33

2. Benoît XVI, Porta Fidei, n°3

3. Ac 4,20

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Publié par:
Benoit

Publié sur:
mars 21st, 2013

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