Recherche sur l’embryon, le texte pourrait ne pas être voté

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Recherche sur l’embryon, le texte pourrait ne pas être voté


la-croix 2013-03-26

Recherche sur les cellules souches embryonnaires humaines au Centre de santé de l’université du C...L’avalanche d’amendements déposés notamment par l’UMP pourrait empêcher le débat parlementaire, qui se déroule jeudi 28 mars dans le cadre contraint d’une « niche », d’aller jusqu’à son terme.

Ce sont les députés écologistes, favorables à la proposition de loi autorisant la recherche sur l’embryon et les cellules souches, qui ont en quelque sorte sonné l’alerte mardi 26 mars. Leur coprésidente Barbara Pompili a ainsi estimé qu’il était « hautement probable » que ce texte « ne puisse aller jusqu’au bout ». De 300 à 400 amendements, dont « une avalanche d’amendements UMP », ont en effet été déposés. Or la proposition de loi présentée jeudi 28 mars par les radicaux de gauche doit être examinée dans le cadre d’une niche parlementaire d’une journée. « Si on va jusqu’au bout de la logique, on va arrêter l’examen de ce texte et le groupe pourra en poursuivre l’examen dans un an », a conclu Barbara Pompili.

Tout se passe « en catimini »

Pour l’élue verte, « l’UMP joue la montre pour empêcher que cette loi, très attendue par le secteur de la recherche, soit adoptée. On est face à une stratégie d’obstruction ». Le président des députés radicaux de gauche, Roger-Gérard Schwartzenberg, s’est étonné lui aussi de la « pluie d’amendements« . Interrogé sur la probabilité que le texte n’aille pas jusqu’au bout, ce qui serait exceptionnel voire inédit dans le cadre de ces niches parlementaires, il a estimé qu’en ce cas, « il faudra ajouter un bout de séance ».

Le texte, qui a l’appui du gouvernement, a été déjà adopté au Sénat dans une certaine discrétion début décembre, ce qui a fait dire à ses détracteurs, des députés UMP, que tout se passe «   en catimini  « .

Quatre conditions mises à la recherche

La proposition de loi des radicaux de gauche autorise de manière encadrée la recherche sur les embryons et les cellules souches. Elle intervient deux ans après la révision de la loi de bioéthique. Il avait alors été décidé, à l’issue de débats enflammés, d’en rester à une interdiction avec dérogations. Le texte autorise la recherche à quatre conditions : le projet doit être « scientifiquement pertinent », avoir « une finalité médicale », « ne pouvoir être conduit qu’avec des embryons humains » et enfin « respecter des garanties éthiques ». L’Agence de biomédecine continuera d’opérer le contrôle.

Mises en garde

Plusieurs députés UMP mettent en garde contre le texte.  «  Attention à ne pas céder au moins disant éthique au nom du mieux disant scientifique et de la performance ! », a ainsi lancé Jean Leonetti, ancien rapporteur de la loi de bioéthique. Bernard Debré (Paris) dit lui « s’interroger » pour savoir ce que ce texte va vraiment changer. D’autres protestent vivement. C’est le cas de Philippe Gosselin, qui voit là le signe d’une « offensive ultralibérale, voire libertaire » qui « s’attaque à des fondements de notre société ».

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Publié par:
Benoit

Publié sur:
mars 27th, 2013

Publié dans: