Le droit à l’avortement mis à mal en Europe

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Le droit à l’avortement mis à mal en Europe


marieclaire, le 07 juin 2013

droit à l'avortementDanielle Bousquet, présidente du Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes (HCEFH), a tenu à alerter ce vendredi François Hollande de la menace qui pèse aujourd’hui sur le droit à l’avortement en Europe. L’Italie semble particulièrement touchée par ce danger : 70 % des gynécologues refusaient déjà en 2008 de pratiquer l’IVG au nom du « l’objection de conscience ».

Le droit à l’avortement est-il menacé ? Alors qu’on pensait l’IVG enfin entrée dans les mœurs et considérée comme acquis, le droit d’avorter semble bel et bien en danger en Europe. C’est tout du moins ce qu’affirme ce vendredi à François Hollande Danielle Bousquet, présidente du Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes (HCEFH). Dans un communiqué, elle insiste « sur les menaces graves et répétées pesant sur le droit des femmes à avorter en Europe » et regrette que le vieux continent soit trop passif vis-à-vis « des victoires des intégristes religieux, intégristes que l’on est pourtant si prompts  – et à juste titre – à dénoncer de l’autre côté de la Méditerranée ».
L’IVG serait tout particulièrement menacée dans plusieurs pays d’Europe, comme la Lituanie, l’Italie ou encore l’Espagne où les dernières déclarations d’Alberto Ruiz Gallardon, ministre de la Justice espagnol, avait provoqué un tollé auprès des féministes. Ces derniers mois, celui-ci avait clairement menacé le droit à l’avortement en affirmant : « Nous répondrons du droit des êtres humains qui ont été conçus et qui ne sont pas encore nés », ajoutant qu’il souhaiterait pénaliser l’IVG en cas de « malformation grave » du fœtus. En Lituanie, la menace serait encore plus présente, car selon Danielle Bousquet, « le Parlement a introduit le 28 mai dernier une proposition de loi prévoyant l’interdiction de l’avortement ».

Menace sur le droit à l’IVG : le cas de l’Italie
Entre les gynécologues qui refusent de pratiquer l’avortement au nom de leur « objection de conscience » (ils étaient 70% à boycotter l’IVG en 2008, rapporte le Parisien) et des difficultés pour obtenir un rendez-vous en hôpital, le nombre d’avortements par an est passé en Italie de 234 801 en 1982 à 121 406 en 2008, peut-on lire sur  le site Avortement IVG. Résultats : de plus en plus de jeunes femmes ont recours à l’avortement clandestin.
Pour cela, nombreuses sont celles utilisant le Cytotec, un médicament normalement utilisé pour soigner les ulcères gastriques et vendus clandestinement aux femmes enceintes souhaitant avorter. Une méthode extrêmement dangereuse, le Cytotec pouvant provoquer des hémorragies internes.

Et ce ne sont pas les récentes déclarations du Pape François Ier qui vont améliorer la situation : en mai dernier, celui-ci appelait à « garantir une protection juridique à l’embryon, protégeant ainsi tout être humain dès le premier instant de son existence ».

Face à cette mise en danger du droit à l’avortement, Danielle Bousquet s’est montrée ferme et appelle « la France et les autorités européennes à réagir et réaffirmer le droit de toutes les femmes européennes à disposer de leurs corps ».

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Publié par:
Benoit

Publié sur:
juin 8th, 2013

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