Le Haut Conseil à l'égalité prône un site internet en faveur du droit à l'avortement

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Le Haut Conseil à l’égalité prône un site internet en faveur du droit à l’avortement


Photo d'illustration. Manifestation pour les droits des femmes à Paris.L’institution déplore que les sites anti-avortement à l’apparence « neutre, voire institutionnelle » soient aujourd’hui les plus visibles sur internet.
Le Haut Conseil à l’égalité a recommandé la création d’un site institutionnel « clair et volontariste en faveur du droit à l’avortement » pour contrebalancer la forte influence des anti-IVG sur Internet, dans un rapport qui doit être remis vendredi à Najat Vallaud-Belkacem, ministre des Droits des femmes. Les sites anti-avortement à l’apparence « neutre, voire institutionnelle » délivrant une information « fallacieuse » sont les premiers référencés et les plus visibles sur Internet, rapporte le Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes (HCEfh), qui souligne que l’accès à une information de qualité est « un droit non garanti ».Dans sa lettre qui mandatait le Haut Conseil en avril pour dresser un état des lieux de l’information dans ce domaine, la ministre des Droits des femmes avait estimé que « l’information publique sur l’IVG (était) trop peu visible alors même que les sites internet délivrant une information biaisée, voire hostile à la pratique de l’IVG, apparaissent en tête des classements de consultations sur les moteurs de recherche ». Le rapport, dont l’Agence France-Pressea eu connaissance, recommande de mettre en place un site internet institutionnel destiné aux femmes et professionnels, un numéro national « guichet unique » anonyme et gratuit, une équipe de veille et d’animation et, enfin, d’organiser la première campagne nationale d’information dévolue notamment à la question du droit à l’avortement. Cette campagne sur « sexualité, contraception, avortement » serait « un vecteur puissant du site internet dédié et du numéro national à quatre chiffres », est-il expliqué.Le HCEfh reconnaît par ailleurs que les pistes juridiques explorées pour contrer les informations « biaisées » et pressions visant à décourager de recourir à l’IVG – délit d’entrave, responsabilité de l’État ou encadrement de l’information sur Internet – ne pouvaient « constituer de véritable recours efficace à court terme ». Cette étude sur l’information relative à l’avortement sur Internet sera suivi le 21 octobre d’un rapport global portant sur l’accès à l’IVG. Près de 40 % des Françaises ont recours à une interruption volontaire de grossesse dans leur vie et 38,9 % d’entre elles utilisent Internet pour des questions de santé. 222 500 avortements sont pratiqués chaque année en France, où l’IVG est intégralement remboursée depuis janvier 2013.

Commentaires (1)


  1. Marie-Thérèse Mahouin -
    septembre 17, 2013

    Cela prouve qu’ils avaient plus ou moins perdu la bataille, je ne sais comment vous allez réagir, pour moi c’est par la prière et le jeûne. Tous les mois nous faisons à l’église un temps de prière avant une messe pour que les actions de MMC soient efficaces.

1 Commentaires

Publié par:
Benoit

Publié sur:
septembre 16th, 2013

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