Genre, vous ne le saviez pas ?!

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Genre, vous ne le saviez pas ?!


diocese-bayonne, septembre 2013

En cette rentrée 2013-2014, la théorie du genre fait insidieusement irruption dans les établissements scolaires. On ne saurait trop recommander aux parents d’élèves, quel que soit l’établissement dans lequel leurs enfants sont scolarisés, de faire preuve de vigilance et de se mobiliser pour s’opposer à cette idéologie redoutable et perverse.Cet article tend à présenter les dangers liés à la théorie du genre, dangers que les enfants scolarisés (dans l’enseignement public et privé) sont les premiers à subir. Il se veut un appel à la prudence, à la vigilance et à l’engagement à l’encontre d’une idéologie révolutionnaire trouvant son énergie dans la haine de ce qui est naturel et la haine de Dieu.

Née aux États-Unis dans les années 1990, la théorie du genre est

« une position philosophique et sociologique qui affirme que l’identité sexuelle n’est qu’une construction sociale, indépendamment de toute réalité biologique comme le corps sexué. A ce titre, l’hétérosexualité est perçue comme une norme imposée par la société et discriminatoire pour les autres orientations sexuelles. »  [1]

Chacun de nous aurait donc trois identités distinctes et non assimilables : le sexe biologique, l’orientation sexuelle et le sentiment intime d’appartenance à un genre. Cette idéologie veut en effet repenser les identités, en dehors de tout « clivage » homme/femme, au profit d’une identité dite « queer », à l’état instable et aux choix et pratiques sexuelles multiples.

Cette théorie du genre, ou plutôt idéologie du genre, aurait pu passer aux oubliettes, comme tant d’autres, si des maîtres à penser (Jacques Derrida, Michel Foucault, Jacques Lacan, Monica Wittig, Judith Butler, Éric Fassin [2], Catherine Vidal [3] ,…) et les gouvernements successifs (Luc Châtel, Vincent Peillon,…) ne s’étaient fait l’écho de ce courant.

Aujourd’hui, cette idéologie connait une accélération rapide. Sous couvert de lutte contre l’homophobie et de la promotion de l’égalité homme/femme, le gouvernement nous propose (notamment par le biais de la loi sur la refondation de l’école), un plan d’action pour promouvoir activement l’éducation au genre dès le plus jeune âge. Ce n’est pas manquer de respect envers les personnes ayant des tendances homosexuelles que de dénoncer énergiquement la confusion engendrée par cette idéologie dans la tête de nos enfants.

Elle sème en effet le trouble, et tend à briser l’équilibre fragile qu’un enfant construit au regard de la première société dans laquelle il vit, sa famille. Si celle-ci est déjà pour beaucoup un lieu de souffrance, combien donc l’idéologie du genre peut déconstruire ses repères au profit d’un relativisme qui n’a de socle que la mouvance des courants de pensée.

Sous la pression de lobbys, la théorie du genre se construit peu à peu un cadre institutionnel. En 1995, le mot gender (traduction de « genre ») apparaît pour la première fois dans un texte officiel (à l’occasion du sommet de Pékin, sous l’égide de l’ONU [4] ). En 2000, une directive européenne reconnaît « l’orientation sexuelle » comme critère de discrimination [5]. En 2009 ensuite, un rapport parlementaire européen introduit également l’idée de discriminations fondées sur « l’identité de genre » [6] . En 2010, l’Institut d’études politiques décide d’enseigner la théorie du genre à ses élèves. [7]

Mais le premier lieu où se propage cette idéologie est l’école. Et dès le plus jeune âge.

La polémique sur l’enseignement du « genre » à l’école débute par la publication d’une circulaire gouvernementale (du 30 septembre 2010) instaurant un nouveau chapitre dans le programme de SVT des classes de 1ères ES et L. Chapitre intitulé « Devenir homme, devenir femme ». La circulaire annonce les motivations qui ont conduit à la création de cette nouvelle partie :

« Les élèves devront différencier, à partir de la confrontation de données biologiques et de représentations sociales, ce qui relève de l’identité sexuelle, des rôles en tant qu’individus sexués et de leurs stéréotypes dans la société ».

L’année d’après, en 2011, on retrouve des allusions à la théorie du genre dans de nombreux manuels scolaires [8] , concrétisant la main mise sur l’éducation de cette idéologie, et la volonté du gouvernement de la faire passer dans les consciences, par les enfants. Cela va même plus loin. Le 1er septembre 2012, Vincent Peillon annonce au journal du dimanche :

« Le but de la morale laïque est d’arracher l’élève à tous les déterminismes, familial, ethnique, social, intellectuel …pour « permettre à chaque élève de s’émanciper », car « le but de l’école républicaine a toujours été de produire un individu libre »

Ce mot « arracher » aurait pu n’être qu’anecdotique si Christiane Taubira, Garde des Sceaux du gouvernement actuel n’avait annoncé à la tribune de l’Assemblée Nationale du 3 février 2013 :

« Dans nos valeurs, l’Éducation vise à arracher les enfants aux déterminismes sociaux et religieux et d’en faire des citoyens libres » . [9]

Arracher. Qui pensait encore que l’école apportait un complément solide au développement de l’enfant, dans l’univers qui est le sien (Sa famille, ses amis, son quartier, sa paroisse peut-être,…) ? De fait, Vincent Peillon, actuel ministre de l’Éducation nationale reconnait lui-même que :

« Le gouvernement s’est engagé à s’appuyer sur la jeunesse pour changer les mentalités, notamment par le biais d’une éducation au respect de la diversité des orientations sexuelles ». [10]

Cette « pédagogie du sécateur » menace aussi bien les élèves de l’enseignement public que ceux de l’enseignement privé.

Dans les établissements de l’enseignement privé sous contrat d’association avec l’État, le premier risque de propagation de cette idéologie est le manque de sensibilisation des enseignants et du corps pédagogique à ses dangers, quand certains ne sont pas eux même convaincus du bien-fondé de cette entreprise. Récemment, le 10 septembre, l’observatoire de la laïcité (né en mars dernier) a adopté un avis dans lequel il souhaite que la « charte de la laïcité », qui pour l’heure ne concerne que les établissements publics [11] soit diffusée dans les écoles privées sous contrat, par le biais d’outils pédagogiques et de diffusion par les établissements eux-mêmes. [12] Comment ne pas y voir un risque d’ingérence pour ces établissements scolaires privés sous contrat ? Quand on sait que Vincent Peillon souhaitait ouvrir l’école aux associations LGBT (Lesbian, Gay, Bisexual, Transsexual) [13] pour y faire la promotion de leurs tendances, on ne peut que craindre que ses associations partisanes deviennent un jour les éducateurs de nos enfants. Où est donc la neutralité si chère à la « charte de la laïcité » du ministre ?

 

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Publié par:
Benoit

Publié sur:
septembre 18th, 2013

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