Des dirigeants américains revendiquent une « conception collective » du langage pro-IVG de l’ONU

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Des dirigeants américains revendiquent une « conception collective » du langage pro-IVG de l’ONU


c-fam.org, 20/12/2013
NEW YORK,  Une déclaration récente d’une ambassadrice américaine révèle un manque de consensus à l’Onu sur la question de l’IVG.

L’ambassadrice Elizabeth Cousens a déclaré au conseil de l’UNFPA qu’une série de rencontres récentes avaient « permis de renforcer notre conception collective des droits reproductifs ». Les deux partis dans la bataille sur l’IVG à l’Onu seraient sûrement très surpris d’apprendre qu’il existe quelque chose ressemblant une conception collective. Les « droits reproductifs » sont l’un des termes les plus controversés à l’Onu.

Elizabeth Cousens a fait cette déclaration au moment où l’Onu est en pleine révision des accords du Caire sur la population et le développement à l’occasion de son 20ème anniversaire. Lors de la conférence du Caire, les militants de l’IVG avaient échoué dans leur tentative de créer un droit international à l’avortement. Depuis, ils n’ont jamais cessé d’essayer.

Ces derniers mois, l’UNFPA a organisé des rencontres de travail sur l’accord du Caire et sur les déclarations censées guider les futurs accords. L’Assemblée Générale leur a demandé de ne pas rouvrir ou changer le document du Caire. Cependant, certaines de ces rencontres ont été organisées spécifiquement pour faire progresser l’IVG et les droits sexuels dans le cadre de cet accord.

En octobre, un comité de l’Onu a rejeté un des documents rédigés par l’UNFPA dans le cadre d’une conférence régionale. La « Déclaration de Bali” » appelle les Etats à garantir l’accès à l’IVG et à reconnaître les « droits sexuels » de la jeunesse. Le document n’a pourtant pas fait l’objet de négociations interétatiques, ni même d’un accord. L’Etat d’accueil, l’Indonésie, a dès lors pris ses distances avec le texte.

Lors de la Conférence de La Haye sur les droits de l’homme, conférence à laquelle l’ambassadrice faisait référence, une diplomate s’était plainte que la conférence n’avait pas tenu sa promesse et d’adressé les problèmes des droits de l’homme, et au lieu de cela, s’était concentrée seulement sur la santé et les droits reproductifs, « un terme qui n’est même pas présent dans le [programme du Caire] ou pourtant utilisé » comme s’il l’était.

Elle a affirmé : « Les défis réels et urgents auxquels les peuples du monde font face ont été ignorés, comme [par exemple] les maladies, l’éducation, le logement et le chômage des jeunes, la santé et la nutrition ».

La diplomate a exigé que la déclaration de son gouvernement soit incluse dans le compte-rendu de la Conférence du Caire. Mais au lieu de publier un compte-rendu de la conférence, le président a publié des « réflexions ». Il n’a pas fait mention des opinions dissidentes.

Dans ces “réflexions”, les participants demandent le retrait de « toutes les barrières juridiques et autres » aux services de santé sexuelle et reproductive. Ils demandent, en particulier pour les jeunes adolescentes, une éducation complète à la sexualité, l’accès aux services abortifs, et une formation des professionnels de santé à accomplir leurs services de manière confidentielle quelque-soit l’âge des patients. Les « réflexions » qualifient aussi les militants de l’IVG « défenseurs des droits de l’homme », et demandent à ce qu’ils soient « protégés et soutenus dans leur travail ».

Le Friday Fax a demandé à l’ambassadrice américaine de clarifier le terme de « conception collective » des droits reproductifs. Mais à l’heure de la conférence de presse, les dirigeants américains n’avaient pas répondu.

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Publié par:
Benoit

Publié sur:
décembre 21st, 2013

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