Alors que l’anniversaire de la conférence du Caire approche, l’Onu rejette les « droits sexuels »

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Alors que l’anniversaire de la conférence du Caire approche, l’Onu rejette les « droits sexuels »


c-fam.org,  18 Avril 2014
TurtleBayUn haut fonctionnaire de l’Onu vient d’accuser les Etats membres d’être anti femmes. Lors de la commission de la semaine dernière, ces derniers ont refusé de reconnaitre des droits spéciaux aux hommes qui ont des relations sexuelles avec d’autres hommes (MSM).

Dès qu’il a été clair que la commission de l’Onu sur la population et le développement allait éviter le sujet des droits sexuels, Babatunde Osotimehin s’est empressé de déclarer aux reporters que les Etats membres étaient opposés aux droits des femmes.

Ce « rejet » des droits sexuels, est dû au fait que les Etats membres « les assimilent » à la reconnaissance de droits pour des hommes qui ont des relations sexuelles avec des hommes (MSM).

Pourquoi « pensent-ils qu’à chaque fois que nous parlons de droits, nous parlons des droits sexuels? » demandait-il devant l’AP, tout en faisant référence aux personnes lesbiennes, gay, bisexuelles et transgenres.

Les gouvernements ont malgré tout réussi à faire obstacle à ses tentatives de reformulation du conflit en termes de guerre contre les femmes. Alors que la commission concluait une longue nuit de négociations samedi matin, certains Etats membres se sont plaints que la résolution ait évité la question des MSM.

Les droits sexuels « nous tiennent à cœur », a déclaré un représentant norvégien, déçu ne n’avoir obtenu aucun progrès dans le domaine. D’autres pays lui ont fait écho, dont les Philippines, qui s’en sont pris aux Etats qui continuent à défendre une vision traditionnelle de la famille.

Cependant, nombreux sont ceux qui craignent que la résolution ait abordé les droits sexuels et reproductifs au détriment de quest plus pressantes pour le développement.

« Nous ne partageons pas le point de vue [selon lequel les droits reproductifs] sont les « seuls éléments, ou les plus importants, permettant un développement durable », a déclaré l’Indonésie.

« Nous ne  partageons pas l’opinion selon laquelle [la santé sexuelle et reproductive sont] les seuls éléments d’importance qui puissent rendre possible un développement durable », a déclaré un représentant d’Indonésie.

La résolution est « lourdement biaisée » en faveur des « intérêts particuliers » de certains pays riches, et non des priorités des pays en voie de développement, a déclaré le Saint Siège.

La Biélorussie a souligné que la famille est essentielle au développement.

Les représentants étaient furieux lorsqu’à 5 heures du matin, après une longue nuit de négociations, le président leur a soumis la proposition de résolution pour cette année.

Les premiers projets faisaient la promotion de l’avortement et des droits sexuels. En voyant cela, les représentants ont eu l’impression que le président et que les fonctionnaires internationaux étaient en train de renégocier des politiques que l’Assemblée Générale avait déjà réglées. Au bout du compte, le président a fait marche arrière, et a inscrit dans la résolution que le Fonds de l’Onu pour la population devait rester « dans la limite de son mandat ».

La Commission de cette année a fêté le vingtième de l’anniversaire de l’accord du Caire de 1994 sur le développement.

Le Fonds de l’Onu pour la population a organisé quelques conférences régionales pour mobiliser le soutien des Etats sur la question des droits sexuels et des droits abortifs. De nombreux pays ont pris leur distance avec ces conférences. La controverse était palpable à New York. La résolution a simplement pris note de ces conférences régionales, sans pour autant donner son aval à leurs conclusions.

Cependant, la Papouasie Nouvelle Guinée, les Îles de Cook et les Îles du pacifiques, d’ordinaire plutôt silencieuses sur les questions sociales à cause de leurs législations conservatrices et leur culture chrétienne, ont clairement exprimé leur soutien pour l’avortement et les droits sexuels.

Des dizaines de militants des droits sexuels, pour certains intégrés à des délégations nationales, sont venues à New York. Kate Gillmore, une haute fonctionnaire de l’Onu, les a encouragés.

« Nous ne voulons pas que vous deveniez de gentils diplomates, a-t-elle déclaré lors d’une conférence dédiée à la jeunesse. Au contraire, vous devriez occuper les Nations Unies ».

Quelques militants pro vie ont eux aussi fait des déclarations soulignant que l’IVG ne faisait rien pour améliorer la santé maternelle,  et rien non plus pour améliorer le développement. Une organisation de jeunes a élaboré des QCM sur fond de photos de jeunes filles de pays en développement. Elles demandent :

« Ce dont cette jeune femme a le plus besoin est :

  1. a)D’une législation qui la protège d’un mariage précoce forcé, ou
  2. b)D’une éducation sexuelle complè?

« Ce dont les personnes déplacées ont le plus besoin est :

  1. a)d’un logement permanent
  2. a)d’une clinique lui donnant accès à l’? »

Au bout du compte, les pays ont réaffirmé le droit des Etats de rédiger leurs propres lois, et au respect de leurs croyances et de leur culture.

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Publié par:
Benoit

Publié sur:
avril 25th, 2014

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