Le Vatican déclare à l’ONU que l’avortement est une forme de torture

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Le Vatican déclare à l’ONU que l’avortement est une forme de torture


c-fam, 09/05/2014
Le Vatican s’est montré ferme vis-à-vis des experts de l’Onu qui accusaient l’Eglise de torture à cause de son enseignement sur l’avortement.

« Le Saint Siège condamne la torture de quiconque,  y compris ceux qui sont torturés et tués avant même de naître », a déclaré Mgr Silvano Tomasi, Nonce apostolique des Nations Unies à Genève.

C’est la deuxième fois cette année qu’une délégation du Vatican est invitée à discuter de ses obligations de droit international avec les experts de l’ONU. C’est également la deuxième fois que la doctrine Catholique est victime de médisances à cause de l’avortement. Cet obscur comité attire ainsi à lui l’attention des médias et des critiques.

« L’avortement tardif est une torture », rétorquait Mgr Tomasi à Felice Gaer, une experte américaine.

Il a accusé le Canada et le Royaume-Uni d’être coupable de torture puisqu’ils permettent l’avortement tardif, laissant des enfants mourir sans soins alors qu’ils sont nés vivants.

L’archevêque a ajouté que le Vatican n’avait pas le pouvoir d’imposer ses doctrines, mais que les Catholiques du monde entier procurent des soins de santé maternelle, des alternatives à l’avortement, et aident les femmes physiquement et spirituellement après leur avortement. Il a aussi mis en garde le comité contre les atteintes à la liberté religieuse.

Lors d’une interview à Radio Vatican la semaine dernière, Mgr Tomasi a déploré les attaques « idéologiques » dirigées contre l’Eglise catholique. Il a déclaré que le comité allait se discréditer s’il montrait son parti pris.

Certains experts se sont montrés plus conciliants après les commentaires de Mgr Tomasi.

« Nous savons tous la position du Saint Siège sur l’avortement, a déclaré George Tugushi, diplomate géorgien. Le comité était surtout inquiet pour les cas dans lesquels les femmes sont montrées du doigt après avoir subi un avortement, a-t-il ajouté, et pas par la doctrine de l’Eglise. »

Le président du Comité, Claudio Grossman, s’est lui aussi montré conciliant. Il a également nié l’existence d’un conflit d’intérêts après la publication dans la presse  publication dans la presse d’une rumeur selon laquelle son impartialité avait été compromise à cause de son soutien militant pour le mariage homosexuel et l’avortement.

Felice Gaer pour sa part est restée inflexible. La vice présidente du comité a déclaré que la position morale de l’Eglise sur l’avortement était « inquiétante ».

« Les femmes devrait avoir le droit de choisir l’avortement », a-t-elle déclaré.  Toutes les questions qu’elle a posé étaient tirées d’un mémorandum du Center for Reproductive Rights, un groupement militant pour la légalisation de l’avortement tardif, qui se bat dans les tribunaux américains contre l’interdiction de l’avortement « par naissance partielle ».

Le comité de l’Onu contre la torture a déclaré à plusieurs reprises aux Etats membres que les restrictions au droit à l’avortement dans les cas de viol constituent une forme de torture. Ces déclarations partie de leur stratégie visant, qui consiste à faire évoluer l’interprétation des traités de protection des droits de l’homme afin qu’ils incluent un droit à l’avortement. Le Center for Reproductive Rights est un partisan actif de cette stratégie. L’avortement n’est toujours pas un droit de l’homme.

Mme Gaer, qui n’est pas juriste, prétend que le comité procède à une « application stricte du sens de la convention » sur la torture.

Si la Convention définit largement la torture, elle exige des Etats ou de leurs représentants qu’ils, elle exige pour s’appliquer qu’un Etat ou ses fonctionnaires pratiquent ou donnent leur soutient à la torture. Pourtant, le comité a passé outre cette disposition à plusieurs reprises.

Certaines personnes souhaitent élargir encore la définition de la torture.

Le comité a posé ses questions sur la base d’informations soumises par des avocats représentant des victimes d’abus perpétrés par des membres du clergé. Le Los Angeles Times rapporte que ces avocats souhaitent que les actes du clergé tombent sous le coup de la définition de la torture afin de pouvoir contourner les américaines sur la prescription de certains délits. Gaer est donc allé jusqu’à demander de quelles sommes le Vatican disposait pour compenser les victimes des abus du clergé.

Mgr Tomasi a donc élaboré la réaction du Vatican face aux accusations d’abus sexuels et détaillé ses efforts pour la protection des enfants. Il a insisté que le Vatican n’était pas coupable de torture dans ce domaine.

Le comité publiera ses observations écrites sur le rapport du Vatican avant la fin du mois. Ces observations ne sont pas contraignantes, et ne font pas autorité.

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Publié par:
Benoit

Publié sur:
mai 14th, 2014

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