Le planning familial accusé de fournir des médicaments dangereux aux femmes africaines

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Le planning familial accusé de fournir des médicaments dangereux aux femmes africaines


c-fam.org, 10 octobre 2014
Un événement de l’Onu a été brusquement interrompu lorsqu’une avocate des droits des femmes a demandé au Planning Familial pourquoi des contraceptifs dangereux étaient distribués aux femmes africaines vivant dans la pauvreté.« Dans les pays où le VIH est un gros problème, à cause du manque d’accès à des soins de santé de qualité, pourquoi devrions nous utiliser des contraceptifs dangereux ? » demandait Kwame Fosu. Onze études, dont une rédigée par une chercheuse de la Fondation Gates, Dr. Renee Heffron, ont conclut que les utilisatrices de l’injectable Depo Provera courent des risques plus élevés de transmettre ou d’être contaminées par le virus du VIH/SIDA, a-t-elle ajouté.

 

Tewodros Melesse a hésité à répondre. Le directeur d’IPPF a donc fait une déclaration générale de soutien au Depo provera. Il n’a pourtant pas expliqué pourquoi les femmes africaines sont les cibles des distributeurs de contraceptifs dangereux à base de progestérone, rarement utilisées par les femmes occidentales.

 

Les Co sponsors d’IPPF, le Danemark et le Libéria, avaient organisé la réunion pour attirer des ministres importants à New York, à l’Assemblée générale, et mobiliser du soutien en faveur du planning familial dans le cadre du prochain agenda 2015 du développement.

 

Même s’il restait 30 minutes à la réunion, et malgré l’annonce d’une seconde session, la présidente du Planning Naomi Seboni a soudainement mis fin à la réunion.

 

Les diplomates africains ont immédiatement approché Kwame Fosu pour lui demander des informations. Un employé du Planning familial a essayé d’attirer leur attention lorsque Fosu a commencer à les briefer.

 

L’IPPF bénéficie directement des programmes de planning familial ciblant directement les femmes des pays d’Afrique subsaharienne et d’Asie du sud-est. Des centaines de millions de dollars sont alloués à l’organisation pour qu’elle distribue des contraceptifs de longue durée (LACs) comme l’injectable Depo Provera, et les implants Jadelle ou Norplant. Pourtant, Norplant a été retiré des ventes aux Etats-Unis en 2002 à cause de ses effets néfastes sur la santé.

 

Les financements dédiés aux contraceptifs ont augmenté de plus de 48% depuis 2006. Ils ont été stimulés de manière significative lorsque la Fondation Gates s’est jointe à la longue liste des philanthropes favorables aux programmes de réduction de la population, à laquelle on comptait déjà les fondations Rockfeller, Packard et Hewlett. Lors du sommet sur le Planning familial de Londres en 2012, Melinda Gates doublait son budget annuel consacré à la contraception désormais atteignant 1 milliard de dollars, et annonçait un partenariat avec Pfizer Pharmaceutical, fabriquant du Depo Provera. Tout cela malgré un rapport du Guttmacher institute montrant que seulement 8 % des africaines exprimaient un besoin insatisfait  de contraceptif.

 

Compte tenu des rapports selon lesquels la moitié des africaines utilisent des contraceptifs injectables, Kwame Fosu n’a pas été surprise quand un diplomate lui a confié que sa sœur n’avait pu concevoir après usage du Depro Provera.

 

On compte parmi ses effets secondaires deux fois plus de risque de contracter le cancer du sein, des saignements excessifs, de longs délais de retour à une fertilité normale après usage du Depo Provera. Un usage prolongé a été associé à une perte de densité osseuse, tellement grave que l’agence des médicaments américaine a publié un Black Box warning, l’alerte la plus sérieuse que la Food and Drug Administration (FDA) puisse publier.

 

Fosu affirme que les africaines ne sont pas informées de ces risques avant de recevoir l’injection, et que les ministres africains de la santé ne sont pas conscients de ses effets secondaires graves. Un employé de IPPF en Afrique lui a récemment expliqué qu’il n’était pas au courant de l’alerte de la FDA.

 

Comme IPPF, des organisations comme Population Council, Pathfinder et FHI 360, reçoivent des millions de dollars du contribuable américain et collaborent à la distribution du Depo Provera. Un ouvrage récent sur la santé reproductive explique comment FHI360 a réussi a convaincre les ministres de la santé de distribuer des contraceptifs injectables.

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Publié par:
Benoit

Publié sur:
octobre 20th, 2014

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