Mgr Reig Pla accuse le Nouvel Ordre mondial de promouvoir l'avortement et l'idéologie du genre

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Mgr Reig Pla accuse le Nouvel Ordre mondial de promouvoir l’avortement et l’idéologie du genre


infocatolica, 26 décembre 2014 leblogdejeannesmits
Monseñor Juan Antonio Reig PlaCette dénonciation de la culture de mort dans son ensemble, et de ceux qui la fomentent et la servent, a paru sur Infocatolica. Mgr Reig Pla est coutumier de la parole claire et de la dénonciation sans compromissions. Il explique pourquoi Rajoy et l’Espagne ont renoncé à revenir même timidement sur le « droit à l’avortement », et pourquoi ils iront toujours plus loin pour promouvoir l’homosexualité et la « culture » LGBT. Je vous propose ici ma traduction de ce texte revigorant.

Il y a quelques jours l’Eglise célébrait la solennité de l’Immaculée Conception de la Bienheureuse Vierge Marie, patronne de l’Espagne. Dimanche prochain, en pleine Nativité, nous célébrerons la fête de la Sainte Famille et nous nous souviendrons également de la fête des Saints Innocents. A cette occasion me sont revenus en mémoire les belles paroles du saint pape Jean XXIII à notre patrie en 1960, que je transcrirai par la suite. Ce message du bon pape m’a fait penser à l’énorme multitude d’Espagnols, et des autres fils de nos nations soeurs, qui le 22 novembre dernier élevaient la voix pour demander la fin du grand massacre des enfants innocents à naître qui se produit depuis deux décennies en Espagne et dans le monde. Dans le respect de tous et par amour pour chacun, je crois qu’il est nécessaire, non seulement de décrire la réalité, mais aussi d’analyser les causes de ce qui se produit. Ce sera la seule façon possible de proposer des solutions vraies, et non seulement de poser des pansements pour maîtriser les symptômes d’une pensée débile, qui est comme une maladie et qui rabaisse le niveau éthique général de telle sorte qu’au nom d’un faux concept de tolérance on finisse par persécuter tout ceux qui défendent la vérité sur l’homme et ses conséquences éthiques (cf pape François, 20-6-2014).

L’histoire que raconte la Bible

Le livre de la Genèse (25, 19-34) raconte comment Esaü a vendu son droit d’aînesse pour un plat de lentilles, à son frère jumeau Jacob. L’aînesse entraînait certains droits, et surtout, de la part du père, la transmission d’une bénédiction spéciale et de promesses (GN 28, 13 et ss.). Analogiquement, cette histoire s’est répétée une infinité de fois au long de siècles, tant pour ce qui concerne les personnes que pour les institutions et les nations.

Un fait récent

Récemment le président du gouvernement espagnol et du Partido Popular a retiré la réforme de la loi de l’avortement qui prétendait « limiter » quantitativement l’horrifique saignée des « enfants assassinés avant de naître » (pape François, 25-11-2014), certainement un crime abominable (Concile Vatican II, Gaudium et Spes, 51), un holocauste continu de vies humaines innocentes (saint Jean-Paul II, 29-12-1997). Sur tout cela je me suis déjà exprimé dans un message du 24 septembre dernier : « Appeler les choses par leur nom. Une véritable tâche pour les catholiques. » Mais quels sont les véritables motifs de ce retrait ?

Le plat de lentilles : aujourd’hui un poste au Conseil de Sécurité des Nations unies, mais également l’accès à d’autres sphères de pouvoir et au financement

Pour bien comprendre cette décision du président du gouvernement il ne suffit pas de recourir à des analyses électoralistes. Avec tout le respect dû à sa personne, il faut dire qu’une décision aussi grave répond à d’autres exigences comme nous le montre le document : « Priorités de l’Espagne aux Nations unies. 69e période de sessions de l’Assemblée plénière », un document que l’on peut trouver sur le site web du ministère des Affaires étrangères. Ces « priorités » font partie de ce que le gouvernement de l’Espagne était disposé à faire (il le faisait déjà en parfaite continuité avec les législatures qui l’ont précédé) pour obtenir un place au Conseil de sécurité des Nations unies. La place a été obtenue, aujourd’hui nous savons pourquoi : ils ont fait ce qu’ils viennent de faire et ce qu’ils vont continuer de faire avec entière diligence, tant au niveau national qu’à celui des gouvernements autonomes. Parmi d’autres priorités qui méritent d’être notées, je veux mettre en exergue deux de celles mentionnées dans ce document :

a) « Nous continuerons de promouvoir la pleine jouissance et l’exercice des droits de la part des filles et des femmes dans des conditions d’égalité et de non discrimination à raison du genre, y compris les droits de santé sexuelle et reproductive… »

b) « Nous continuerons de promouvoir la pleine jouissance et l’exercice des droits de la part des personnes gays, lesbiennes, bisexuelles, transexuelles et intersexuelles (LGBTI) et l’élimination de toutes les formes de discrimination… »

En mettant toujours l’amour à la première place, ainsi que le respect et l’appréciation de toutes les personnes, quelle que soit leur condition, il est nécessaire de démasquer les idéologies qui trompent en manipulant le langage.

a) Naturellement nous condamnons avec une entière fermeté, n’importe quel type de violence contre des filles et des femmes ainsi que toute discrimination injuste, mais que signifie en réalité « la pleine jouissance et l’exercice des droits de la part des filles et des femmes, et en particulier les droits de la santé sexuelle et reproductive » ? La réponse est celle-ci : promotion de la contraception chez les filles, stérilisation, avortement libre, chimique et chirurgical (en Espagne on compte déjà des millions d’enfants avortés) ; la manipulation des embryons et la reproduction assistée, véritable péché contre le Créateur ‘(pape Francois 15-11-2014) ; promotion de la masturbation, avec des programmes qui visent même les enfants de 0 à 4 ans ; la stérilisation par autorisation judiciaire des personnes déficientes mentale ; enlever aux parents de mineurs l’autorité parentale pour tout ce qui concerne la sexualité de leurs filles ; éducation sexuelle obligatoire (théorie et pratique), des mineurs, de la part de l’Etat et selon la perspective de l’idéologie de genre, y compris contre la volonté expresse des parents ; diminuer l’âge légal du consentement aux relations sexuelles (en Espagne l’âge légal du consentement est déjà aller de 13 ans), ouverture à la sexualité inter-générationnelle, et cetera. On peut trouver une bonne part de tout cela dans les Standards de l’éducation sexuelle pour l’Europe préparés par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) avec l’assistance de la Fédération Internationale du planning familial et de l’Association mondiale pour la santé sexuelle (World Association for Sexual Health, WAS), tout comme dans des publications liée à tous les lobbies impliqués.

A tout cela qui est imposé par l’impérialisme transnational de l’argent, sous l’apparence d’organismes internationaux publics et privés, il faut désormais ajouter deux choses supplémentaires. 1. Le gouvernement de l’Espagne a annoncé qu’il va reconnaître un droit d’inscription au registre civil des enfants d’Espagnols né moyennant une gestation pour autrui (mère porteuse) à l’étranger. Il ne s’agit ni plus ni moins que de donner un cadre légal à la « traite » de femmes étrangères, avec lesquelles on fait du commerce comme si c’était du cheptel, y compris en pratiquant la stabulation, pendant la grossesse, dans des « granges » à cet effet. Soyons clairs : cette pratique abominable n’est rien d’autre qu’une nouvelle forme d’esclavage. 2 Il semble que le gouvernement espagnol veuille changer la loi pour exiger le consentement paternel pour les mineurs qui veulent avorter. Que l’Etat respecte l’autorité parentale des parents par rapport à leur enfant est toujours un bien. Cela dit, avec le consentement paternel ou sans lui, l’avortement est toujours un crime abominable, qui en outre détruit la mère et tout ceux qui y participent. Notez bien cependant : l’imperium ne cède jamais : en suivant les critères des Standards de l’éducation sexuelle pour l’Europe, des expertes des Nations unies contre la discrimination de la femme se sont déplacées en Espagne pendant 10 jours pour recommander expressément au gouvernement espagnol que les mineurs de 16 et 17 ans puissent continuer d’avorter sans le consentement de leurs parents. Encore des pressions : on ne va pas permettre ne serait-ce qu’un minuscule pas en arrière.  L’Espagne, comme une bonne partie du monde, n’est plus qu’une colonie au service du Nouvel Ordre mondial, où l’on réduit en esclavage les jeunes et des femmes, tandis que nous sommes toujours ballottés et drogués par beaucoup de cirque, et chaque fois moins de pain.

b). Là encore nous condamnons avec beaucoup de force tous les types de violence envers les personnes et toute discrimination injuste ; avec l’Eglise entière nous voulons continuer d’apporter une aide à tous, avec de véritables entrailles de miséricorde, sans juger les personnes (cf. pape Francois 28-7-2013). Mais que signifie en réalité « la pleine jouissance et l’exercice des droits de la part des personnes gays, lesbiennes, bisexuelles, transexuelles et intersexuelles (LGBTI) et l’élimination de toute forme de discrimination » ? La réponse est celle-ci : promotion universelle de ce qu’on appelle l’idéologie du genre et des théorie queer, tout comme une interprétation particulière du concept d’autonomie LGBTIQ, des droits sexuels des mineurs qu’on appelle LGBTIQ, tels que les définissent le Planning familial et la WAS ; le droit dès 0 ans d’« explorer » l’identité sexuelle, droit des 4 ans de recevoir une information sur les « relations de même sexe » ; droit des mineurs à leur propre orientation de genre LGBTIQ ; dans le cas des mineurs qui désirent changer de sexe (DCS),  droit d’obtenir le plus tôt possible des hormones du sexe opposé, et dans ce cas le droit compris pour les mineurs à la chirurgie de réassignation sexuelle ; le mariage entre personnes du même sexe, le droit des couples de même sexe d’adopter des enfants, là dépathologisation par la loi de ce qu’on appelle la transsexualité, avec la promotion de nouvelles lois de non discrimination et de reconnaissance de droit aux personnes qui ont le désir de changer de sexe ; droit à la non discrimination et à l’égalité de traitement qui implique de mettre hors-la-loi tous ceux qui comme l’Eglise affirment que l’inclinaison particulière d’une personne qui éprouve une attraction sexuelle à l’égard du même sexe doive être considérés comme objectivement désordonnée (Congrégation pour la Doctrine de la Foi, Lettre sur le soin pastoral à apporter aux personnes homosexuelles) ou que les actes homosexuels sont intrinsèquement désordonnés (Catéchisme de l’Église catholique numéro 2.357) ; empêcher, voir pénaliser par la loi que les professionnels de la psychiatrie ou de la psychologie puissent aider des personnes qui ont une attraction sexuelle à l’égard du même sexe ou un désir de changement de sexe, et qui demandent cette aide librement ; enlever aux parents l’autorité parentale sur les mineurs pour tout ce qui concerne la sexualité de leurs enfants ayant une attraction homosexuelle ou un désir de changement de sexe ; l’éducation sexuelle obligatoire (théorie et pratique) pour les mineurs, selon les critères LGBTIQ, y compris contre la volonté expresse de parents ; réduire l’âge légal du consentement pour avoir des relations sexuelles entre personnes du même sexe (en Espagne là aussi l’âge légal du consentement est déjà fixé à 13 ans) ; imposer par la loi, aux entreprises et aux institutions, l’embauche d’un pourcentage de travailleurs LGBTIQ ; inversion de la charge de la preuve lorsque ces personnes dénoncent de présumées discriminations, promotion de la sexualité intergénérationnelle LGBTIQ, et cetera. Une bonne part de tout cela peut se trouver dans les Standards d’éducation sexuelle pour l’Europe déjà cité, et dans des publications liées au lobby impliqué. En tout cas il faut avertir qu’une fois gagnée la bataille du mal nommé mariage civil entre les personnes de même sexe et la possibilité d’adoption, la grande offensive en ce moment comment on peut le voir dans médias tourne autour du désir de changer de sexe : la mal nommée dysphorie de genre, la transsexualité, particulièrement de l’enfance. Ce qui viendra ensuite, c’est la pénalisation des parents, des confessions religieuses et de tout ce qui s’oppose au programme prévu pour promouvoir ces soi-disant droits sexuels LGBTIQ.

Découvrir ce que cachent les paroles à travers, comme nous l’avons dit, la manipulation du language n’est en rien une condamnation des personnes, il s’agit au contraire d’exposer avec clarté ce qui porte atteinte à l’anthropologie chrétienne que le pape saint Jean-Paul II appelait l’anthropologie adéquate. En définitive ce que l’on prétend faire avec ces dispositions, est une mutation anthropologique, ou – c’est la même chose – la construction, dont les racines plongent dans l’idéologie du genre et ses dérivés

Le droit d’aînesse vendu

Avec le document Priorités de l’Espagne aux Nations Unies, 69ème période de session de l’Assemblée plénière que nous sommes en train de commenter, se confirmer une fois de plus ce que nous savions tous : nous nous sommes convertis en serviteurs des institutions internationales pour la promotion de ce qu’on appelle la gouvernance globale ou Nouvel Ordre mondial au service de l’impérialisme transnational de l’argent, qui a forcément fait pression pour que l’Espagne ne soit jamais un exemple pour l’Amérique latine et pour l’Europe pour ce qu’il considère comme une « régression » inadmissible en matière d’avortement est pour ce qu’on appelle les droits LGBTIQ.

Nous sommes en train de vendre pour un « plat de lentilles », le projet de Dieu pour ses enfants. a)  L’amour et le respect de toute vie humaine ; b) la beauté de l’égale dignité mais aussi de la différence entre l’homme et la femme ; c) la beauté de la famille fondée sur le mariage d’un seul homme et une seule femme. Cela ne se produit pas seulement en Espagne, il s’agit d’un humiliante vassalisation globale devant le pouvoir de l’argent. Et c’est pour cela que récemment, le 25-11-2014, le pape François avertissait : « Maintenir vive la réalité des démocraties est une tâche en ce moment historique pour éviter que la force réelle – la force politique qui est l’expression des peuples – soit déplacée sous l’effet des pressions d’intérêts multinationaux mais non universels, qu’il est rendent plus faibles et les transforme en système uniformisé du pouvoir financier au service de puissances inconnues. C’est une tâche qu’aujourd’hui l’histoire nous offre. »

« La mort de Dieu dans le cœur et dans la vie des hommes est la mort de l’homme », Saint Jean-Paul II, 11-5-1980) : la pire des corruptions

Si tuer un enfant innocent devient par le jeu de la « loi » un droit, toute corruption ou iniquité devient possible aussi bien dans la sphère publique que dans la sphère privée. Mais attention ! Pour pouvoir tuer un frère il faut auparavant tuer Dieu le Père, ou le vendre. Nous avons fait les deux. Nous pourrions dire tellement de choses là-dessus ! Que personne ne s’étonne donc de la situation où se trouve prostrée l’Espagne et une bonne partie du monde. Ni les actuels partis majoritaires, ni les nouveaux de tendance marxiste qui semblent émerger avec beaucoup de force, ne respectent intégralement la dignité de la vie humaine du mariage et de la famille. La véritable réponse à cette situation passe par la régénération morale de notre part, qui sera le fruit d’une nouvelle évangélisation : proposer le Christ avec amour et vérité, puisque le mystère de l’homme ne s’éclaircit que dans le mystère du Verbe Incarné (Concile Vatican 2, Gaudium et Spes 22). Il est urgent de promouvoir la croissance de chrétiens authentiques et de familles catholiques (l’Initiation chrétienne d’adultes selon le modèle du catéchuménat baptismal) capables d’impulser une culture qui soit respectueuse de la vie, du mariage et de la famille. Il est nécessaire aussi de promouvoir une authentique éducation affective et sexuelle des enfants, des adolescents et des jeunes, comme vocation à l’amour et au don de soi. Dans la Théologie du corps du pape saint Jean-Paul II nous trouvons les clefs pour apprendre à aimer et développer une authentique écologie humaine. Comme le répétait le pape Benoît XVI, la permanence de la civilisation chrétienne passe par la promotion de minorité créative capable de régénérer la société. L’instrument est la Doctrinse sociale de l’Église qui doit inspirer la présence de catholique dans les différentes institutions sociales et dans le domaine de la politique. Comme le disait le bienheureux Paul VI, la politique est une haute forme de charité, d’où l’importance de se souvenir de l’antique adage : Corruptio optimi, pessima (la corruption des meilleurs est la pire) : c’est que « la misère la plus dangereuse, cause de toutes les autres, est l’éloignement de Dieu, la présomption de pouvoir se passer de lui » (pape Francois 20-12-2014).

Personne nedoit douter que nous sommes dans une situation d’urgence politique. Cette situation réclame aux laïcs catholiques qu’ils sachent s’organiser pour offrir une réponse lucide dans le domaine culturel, dans les moyens de communication, et dans la politique. Ne pas le faire en ce moment équivaut à un véritable péché par omission.

Il y a une espérance

Ce ne sont pas seulement des personnes mais aussi les nations qui sont appelées par Dieu à l’accomplissement d’une mission, une mission à laquelle on peut répondre ou non. L’Espagne aussi a eu, et elle a encore sa mission. N’y renonçons pas, ni à la bénédiction de Dieu notre Père, pour un plat de lentilles. Écoutons les belles paroles par lesquelles nous exhortait le cher pape saint Jean XXIII, et avec la grâce de Dieu rendons-les effectives :

« Nous sommes heureux que l’Espagne qui a porté la foi à tant de nations veuille aujourd’hui continuer le travail pour que l’Évangile éclaire les chemins qui marquent la route actuelle de la vie, et pour que la lignée hispanique, qui s’enorgueillit à juste titre d’être un berceau de la civilisation chrétienne et un phare de l’expansion missionnaire, continue et dépasse même de telles gloires, en étant fidèle aux exigences de l’heure présente dans la diffusion et la réalisation d’un message social du christianisme sans les principes et la doctrine duquel se fissure facilement l’édifice de la coexistence entre les hommes.

« Que Nos fils très aimés d’Espagne aient toujours levée leur regard vers les objectifs élevés, avec le grand esprit qui les caractérise, sûrs de ce que l’obéissance à la Loi de Dieu attirera la protection de la Providence, qui dans le tissu de tout labeur historique guide les individus et les peuples, dociles à la voix du Roi des cieux et de la terre, in viam prosperitatis et pacis (sur le chemin de la prospérité et de la paix). » (Saint Jean XXIII, Message au cardinal Gaetano Cicognani, 5-6-1960). [NDLR Merci au site benoit-et-moi pour la traduction.]

Seule la naissance de Jésus que nous célébrons donne à chaque personne sa dignité inaliénable et la renforce par son alliance d’amour pour qu’aucun ne soit perdu, spécialement parmi les plus petits, les pauvres et ceux qui souffrent. À l’inverse, toutes les idéologies mettent les personnes au service de l’homme de ses ambitions, toujours liées au pouvoir et à l’argent, elles le font selon les cas, au nom du peuple, du prolétariat, de la soi-disant société du bien-être, ou de ce qu’on appelle l’intérêt général. Elles ont oublié misérablement que la fin de la société est le bien commun, qui passe nécessairement par l’attention et le soin à l’égard de chaque personne, et pour le développement et l’éducation de chaque personne pour la rendre capables de son véritable destin, de notre véritable destin : Dieu révélé comme Amour.

Un grand combat

En tout cas il faut insister sur le fait que ceux qui rendent un culte à Moloch et à Mammon – la culture de la mort et l’idolâtrie de l’argent – vont toujours main dans la main avec le Maître de ce monde et le servent.

C’est pour cela que notre combat, comme nous le rappelle l’apôtre Paul, « n’est pas contre la chair et le sang, mais contre les principautés et les puissances, contre les dominateurs de ce monde de ténèbres » (Eph. 6, 12). C’est pour cela qu’il est nécessaire, comme nous y exhortait le même apôtre, de nous revêtir des armes de Dieu : « Tenez donc ferme, ayant vos reins ceints de la vérité, revêtus de la cuirasse de la justice, les pieds chaussés de zèle pour l’Evangile de la paix, prenant par-dessus tout le bouclier de la foi, au moyen duquel vous pourrez éteindre tous les traits enflammés du malin » (Eph, 6, 14-16). Nous catholiques, en ce moment nous sommes devant une véritable croisée des chemins, et il est nécessaire de nous demander qui nous sommes disposés à servir : ou bien les dieux et leur messagers de cette nouvelle religion laïque, ou le Dieu véritable. Comme aux temps de Josué notre réponse ne peut-être autre que celle-ci : « Moi-même et ma maison, nous servirons le Seigneur » (Jos. 24,15).

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Publié par:
Benoit

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janvier 1st, 2015

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