Pape François : s’occuper des pauvres, ce n’est pas du communisme, c’est l’Évangile

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Pape François : s’occuper des pauvres, ce n’est pas du communisme, c’est l’Évangile


aleteia.org, 12/01/2015
Conclusion of the Synod & Beatification Pope Paul VI - Pope Francis 19-10-2014 - Antoine M - 03_Décidément, le Pape ne badine pas avec la pauvreté. Extraits d’une interview à paraître ces jours-ci dans un livre sur son magistère social.La Stampa : Sainteté, le capitalisme, tel que nous le vivons depuis les dernières décennies, est-il à votre avis un système en quelque sorte irréversible ?
Pape François : Je ne saurais comment répondre à cette question. Je reconnais que la globalisation a aidé beaucoup de personnes à sortir de la pauvreté, mais elle en a condamné d’autres à mourir de faim. C’est vrai qu’en terme absolu, la richesse mondiale s’est accrue, mais la disparité a augmenté et de nouvelles pauvretés sont apparues. Ce que je remarque, c’est que ce système se maintient avec cette culture du rebut, dont j’ai parlé de nombreuses fois. Il y a une politique, une idéologie et aussi une attitude du rejet. Quand au centre du système, il n’y a plus l’homme, mais l’argent, quand l’argent devient une idole, les hommes et les femmes sont réduits à de simples instruments, dans un système économique et social caractérisé et même dominé par de profonds déséquilibres. Et ainsi, on « rejette » ceux qui ne servent pas cette logique : cette attitude qui rejette les enfants et les personnes âgées et touche aujourd’hui même les jeunes. J’ai été impressionné d’apprendre que dans les pays développés, il y a des millions de jeunes de moins de 25 ans qui n’ont pas de travail. Je les ai appelés les jeunes « ni-ni » parce qu’ils n’étudient pas et ne travaillent pas non plus. Ils n’étudient pas parce qu’ils n’en ont pas la possibilité et ne travaillent pas parce que le travail manque. Mais je voudrais encore rappeler cette culture du rejet qui conduit à rejeter les enfants également à travers l’avortement. Je suis marqué par les taux de natalité si bas en Italie : on perd ainsi le lien avec l’avenir. De même, la culture du rejet conduit à l’euthanasie cachée des personnes âgées, qui sont abandonnées. Au lieu d’être considérées comme notre mémoire. Le lien avec notre passé est une ressource de sagesse pour le présent. Parfois, je me demande : quel sera le prochain rejet ? Nous devons nous arrêter à temps. Arrêtons-nous, s’il vous plaît ! Et donc, pour essayer de répondre à votre question, je dirais : ne considérons pas cet état comme irréversible, ne nous résignons pas. Essayons de construire une société et une économie où l’homme et son bien soient au centre, et non l’argent.
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Publié par:
Benoit

Publié sur:
janvier 15th, 2015

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