Thibaud Collin : IVG, euthanasie, même logique, une "culture du déchet"

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Thibaud Collin : IVG, euthanasie, même logique, une « culture du déchet »


Le philosophe Thibaud Collin fait le rapprochement entre avortement et euthanasie, et s’en explique en évoquant la « culture du déchet ».

« L’euthanasie existe déjà en droit français, précisément depuis 40 ans. Certes le mot ne se trouve pas dans la loi Veil mais la chose, sans nul doute. En effet, celle-ci dépénalise l’avortement jusqu’à dix semaines mais en cas de malformations graves du fœtus l’autorise jusqu’au terme de la grossesse. Quel est l’argument justifiant une telle différence de traitement ? La logique euthanasique. Il s’agit de supprimer l’enfant pour «son bien» ; par «compassion». Comment infliger à un enfant une vie handicapée ? Mieux vaut le libérer d’emblée de souffrances futures. Ainsi au commencement et au terme de la vie humaine, le même raisonnement légitime le fait de donner la mort. »

 

Il développe ensuite la conception de l’homme qui accompagne ce raisonnement. L’homme est perçu comme un « matériau disponible » dont la vie n’a de valeur que s’il est dans la capacité de réaliser un « projet de vie ». En situation d’handicap, de souffrance physiques ou psychique, et/ou de grande dépendance, la mort ne peut être qu’une « libération ».

 

Thibaud Collin se réfère au sociologue  Zygmunt Bauman[1] qui souligne le « lien fort entre le succès du projet et le progrès des déchets ». Celui-ci montre qu’à mesure que la performance devient le critère d’une vie humaine réussie, la société doit mettre en place des « dispositions sociales » pour écarter ceux qui ne s’insèrent pas ou plus dans le projet. L’euthanasie et l’IVG sont de ces dispositions sociales.

 

La pensée de Marcel Gauchet et son « individu total » constitue une autre référence sociologique permettant de comprendre la « culture du déchet ». La mentalité constructiviste et sa conception de l’homme explique le refus de l’impuissance.

Thibaud Colin propose un autre regard, en opposition à cette mentalité constructiviste, celui du « consentement à soi-même dans tous les éléments et les stades de sa vie humaine ».

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Publié par:
Benoit

Publié sur:
janvier 28th, 2015

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