Pourquoi (encore) manifester ? Entretien avec Louis Mirabel, co-organisateur de la Marche Pour la Vie de Lyon

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Pourquoi (encore) manifester ? Entretien avec Louis Mirabel, co-organisateur de la Marche Pour la Vie de Lyon


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Pourquoi (encore) manifester ? Entretien avec Louis Mirabel, co-organisateur de la Marche Pour la Vie de LyonLe collectif « J’aime la vie » de Lyon organise sa Grande Marche Pour la Vie le 21 mars prochain. Alors que l’actualité politique est pour le moins inquiétante, les organisateurs de la manifestation entendent avant tout porter un message de joie et de soutien à ceux qui oeuvrent pour la vie. Entretien avec Louis Mirabel, co-organisateur et reponsable de la communication de la Marche.

« Marche pour la vie », c’est un thème assez large. Quel sera le message principal de la Marche cette année ?La manifestation s’appelle Grande Marche Pour La Vie, presque comme à Paris, mais notre message n’est pas vraiment le même. Il s’agit pour nous d’être d’abord « pour » la vie et non « contre » l’euthanasie ou l’avortement. Nous partons du constat qu’il y a des marches tous les ans et qu’elles ne sont pas efficaces politiquement. Cette année, le contexte législatif veut évidemment que nous soyons centrés sur l’euthanasie mais notre but sera de faire connaître les associations locales qui œuvrent pour la vie. Elles ont besoin d’être connues et soutenues, elles qui travaillent concrètement chaque jour pour sauver des vies. Il est vrai, et c’est dommage, que beaucoup d’associations hésitent à nous soutenir officiellement parce que les « marches pour la vie » sont historiquement très marquées à droite et catholiques. Elles n’osent pas s’engager, par peur que cela nuise à leur réputation et, à terme, aux soutiens financiers et administratifs qui leur permettent d’exister. Nous ne remettons pas en cause cette position, la priorité revenant à l’action concrète de ces organismes. Mais quoi qu’il en soit, cette année nous demanderons publiquement de soutenir ces associations qui travaillent pour les mères en difficulté, les personnes handicapées, les personnes âgées ou en fin de vie : une solidarité dont la classe politique ne se soucie absolument pas parce qu’elle n’est pas rentable.Encore une manifestation… Après deux années de mobilisation sur le « mariage » homosexuel, tout laisse à penser que manifester ne sert à rien !Nous savons qu’une manifestation n’est pas efficace à court terme mais elle peut déclencher une prise de conscience, celle que la vie est précieuse. Notre société ne voit plus la richesse de la vie, elle fait primer l’argent. Au départ, il n’y avait à Lyon qu’une marche priante pour la vie mais nous voulons toucher l’ensemble de la société parce que la vie concerne tout le monde, pas seulement les croyants. Année après année, nous voulons faire naître l’idée que toute vie vaut la peine. À terme, si nous pouvons développer ces initiatives et créer un vrai mouvement pour la vie, les politiques devront en prendre acte.Êtes-vous en lien avec le collectif organisateur de la MPLV de Paris ?

La Marche de Lyon est orientée vers la promotion des actions au service de la vie, c’est un axe différend de celui de la Marche Pour la Vie parisienne. Nous travaillons cependant en bonne entente, car nous connaissons les organisateurs et nous nous relayons mutuellement sur les réseaux sociaux. Cécile Edel, qui préside la marche parisienne, avait pris la parole lors de notre première marche à Lyon.

La Marche Pour la Vie de Lyon, c’est combien d’organisateurs et de bénévoles ?

Notre pôle d’organisation compte une quinzaine de personnes, et nous sommes en train de recruter les bénévoles pour encadrer les manifestants. Nous attendons cette année entre 4 000 et 8 000 personnes, contre 2 000 lors de la première édition l’an passé. Tous ceux qui le désirent peuvent s’inscrire pour nous prêter main forte sur le site du collectif.

Attendez-vous des évêques ou des personnalités politiques ?

L’année dernière, des élus assez « marqués » avaient participé à la marche. Cela ne nous dérange pas, car nos préoccupations sont universelles, mais nous voulons élargir. La solidarité n’est pas un combat de droite. Nous sommes très pressés par le temps mais nous avons lancé des invitations massives aux politiques et aux responsables de cultes. Le cardinal Barbarin devrait notamment marcher avec nous, mais nous avons également invité des imams, des pasteurs… La Marche Pour la Vie de Paris avait fait de la présence des évêques un argument de communication pour faire venir des chrétiens ; il nous semble que la défense de la vie doit être universelle. Le fait qu’une personne en fin de vie doive être accompagnée et ne pas mourir seule dans un hôpital n’est pas un idéal réservé aux seuls catholiques. Nous sommes cependant conscients que les religions sensibilisent particulièrement leurs fidèles à ces sujets, c’est pourquoi nous comptons sur la présence de différents représentants de culte.

Qu’aimeriez-vous dire à ceux qui hésitent à aller marcher le 21 mars prochain ?

Quelle famille, quel groupe social n’a jamais été confronté à la souffrance d’un aïeul en fin de vie, à l’exclusion par la société d’un fils en situation de handicap, à la détresse d’une sœur qui croit n’avoir d’autre choix que d’avorter la vie qu’elle porte ? Pour tous ceux qui les vivent, ces situations sont d’une violence inouïe. Des dizaines d’associations œuvrent chaque jour pour développer la solidarité et renforcer les droits des personnes fragilisées par le handicap, la maladie ou leur environnement social. À leur image, ne craignez pas les jugements de valeur ou d’intention mais engagez-vous pour une société plus humaine ! La défense de la vie est un combat universel, essentiel et que nous devons mener sur le long terme. Pour que ce combat soit durable, il faut qu’il soit visible, c’est pourquoi votre présence est indispensable.

 

Grande Marche pour la vie à Lyon, le 21 mars à 14h30

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Publié par:
Benoit

Publié sur:
mars 7th, 2015

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