La Conférence des évêques de France (CEF) s’est élevée mercredi contre la campagne d’information que vient de lancer le gouvernement en faveur du droit à l’avortement, dans laquelle elle voit un signe de « banalisation d’un acte pas banal » qui oublie la « nécessité d’éduquer ».

« Une contre-vérité ». « La campagne insiste sur la liberté basée sur l’information; la CEF déplore que cette information fasse l’impasse sur la vie que porte une grossesse », écrit le porte-parole des évêques, Mgr Olivier Ribadeau Dumas, dans un communiqué qui cite le point 120 de l’encyclique « Laudato Si' » du pape François. En outre, souligne la CEF, « le site internet qui accompagne la campagne prétend que ‘le droit à l’IVG est unanimement soutenu par les Français': c’est une contre-vérité qui bafoue la liberté de très nombreuses personnes de penser différemment ».

« Une banalisation d’un acte qui n’est pas banal ». « On constate 220.000 avortements par an en France sans qu’il y ait la moindre régression. Il avait été question d’éducation des jeunes pour favoriser la diminution de ce chiffre, mais on ne voit rien arriver », a déploré auprès de l’AFP Mgr Michel Aupetit, évêque de Nanterre et membre du conseil famille et société de la CEF, qui dénonce « une banalisation d’un acte qui n’est pas banal ».

« Or, enchaîne cet ancien médecin, l’avortement a beaucoup de conséquences psychologiques. Les femmes se plaignent, leur souffrance existe: où est-elle entendue ? Nous demandons un vrai travail d’accompagnement des personnes ».