Un rapport annuel de l’ONU répète des messages mensongers sur l’avortement

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Un rapport annuel de l’ONU répète des messages mensongers sur l’avortement


c-fam, 12/12/2015
speechAlors que les guerres et les catastrophes naturelles obligent un nombre croissant de personnes à quitter leurs foyers, parmi elles les plus vulnérables sont les mères avec enfants et les femmes enceintes.

Malheureusement, la santé maternelle souffre plutôt dans les paramètres humanitaires, elle est à la traîne derrière d’autres objectifs de développement durable et est souvent ternie par la controverse suscitée par les lobbies pro-avortement qui essayent de la coopte.

Dans son rapport annuel principal, le Fond pour la Population des Nations Unies (FNUAP), établit une attention aux besoins des femmes et des jeunes filles en cas d’urgence, en établissant un faux argument des droits de l’homme, à partir d’un mélange d’accords négociés bien établis mais en se concentrant sur le langage qui reste indéfini et que les gouvernements de l’ONU ont rejeté à plusieurs reprises.

Selon le rapport, « [Dans] une série d’accords internationaux, le monde a proclamé les droits et la santé sexuelle et en matière de reproduction des femmes et des jeunes filles ». En fait, ce terme (dont l’abréviation en anglais est SRHR), n’a pas été formellement défini et n’a été accordé dans aucun document international contraignant. Il reste fortement contesté par les pays membres de l’ONU, à cause de son inclusion probable de sujets tels que l’avortement et l’homosexualité.

Le FNUAP est l’un des plus ardents défenseurs des SRHR à l’ONU, en insistant souvent et de manière équivoque qu’il bénéficie d’une large acceptation. « De nombreuses normes internationales (normes internationales mondiales) définissent les droits et la santé sexuelle et en matière de procréation, non le FNUAP » a déclaré Kate Gilmore, Directrice Générale Adjointe de FNUAP, lors d’un évènement pour le lancement du rapport à Washington, DC. Elle a ensuite remercié le public, principalement américain, de soutenir le FNUAP dans “sa contamination des normes internationales pour la santé sexuelle et en matière de procréation ».

L’avortement, dans les paramètres internationaux, est un sujet bien plus débattu. Un article récent du Huffington Post a injustement revendiqué que deux résolutions de l’ONU, en 2013, demandaient à ce que l’avortement soit considéré comme faisant partie de l’aide humanitaire pour les victimes de viol. Les défenseurs de l’avortement continuent à faire pression sur le Président Obama afin qu’il réinterprète l’Amendement Helms de 1973, qui interdit que l’aide extérieure américaine finance les avortements à l’étranger.  Certains gouvernements européens ont utilisé la Révision Périodique Universelle de l’ONU, dans laquelle les pays remettent en questions d’autres pays sur leurs actes des droits de l’homme, pour ajouter davantage de pression, qui jusqu’ici avait été rejetée.

Le nouveau rapport du FNUAP n’a pas abordé cette question, limitant son traitement de l’avortement au compromis obtenu lors de la Conférence Internationale sur la Population et le Développement (ICPD) en 1994 : les lois sur l’avortement doivent être déterminées individuellement par les pays, pas par l’ONU.

Il déclare « la politique du FNUAP sur l’avortement est orientée par l’[ICPD] : là où l’avortement est légal, il sera sûr. Là où il est illégal, les soins post-avortement devraient être disponibles afin de sauver des vies ».

Cette caractérisation n’est pas complètement fidèle au texte de l’ICPD, qui déclare : « Dans tous les cas, les femmes devraient avoir accès à des services de qualité pour la gestion des complications provenant de l’avortement », reconnaissant que les avortements aussi bien légaux qu’illégaux peuvent avoir des conséquences nocives voire même fatales pour les femmes.

Un autre domaine dans lequel le FNUAP cherche la polémique est la mise à disposition de l’éducation sexuelle et des services en lien avec la sexualité pour les mineurs sans l’accord ou l’avis parental. Lors du lancement du rapport, Gilmore a critiqué le fait que les données de prévalence de la contraception (qui est la contraception utilisée par les femmes ou leurs partenaires sexuels) prennent en compte les personnes de 15 à 49 ans. Réprimandant le public de ne rien trouver d’anormal dans cela, Gilmore cita le début de la puberté : « et oh les amis ! le début de la puberté est bien avant 15 ans, la puberté commence à 10 ans ! »

Elle a blâmé la faille de l’ONU dans l’exécution de ses enquêtes sur l’utilisation de la contraception parmi les enfants âgés de 10 à 15 ans sur « la chimère du contrôle parental ».

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Publié par:
Benoit

Publié sur:
décembre 13th, 2015

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