aica, 04/04/2016 & reinformation
atL’archevêque de Corrientes en Argentine ne craint manifestement pas l’ostracisme dont il ferait probablement l’objet si son diocèse se trouvait en Europe.

Il vient de commenter les attentats meurtriers à Bruxelles en les comparant avec un autre bain de sang : celui du massacre de l’avortement légal. Mgr Andres Stanovnik s’exprimait lors de la Journée de l’enfant à naître célébrée en Argentine lors de la solennité transférée de l’Annonciation. La presse argentine rapporte ses propos sans broncher ni hurler au scandale.

« On ne résout aucun problème en éliminant la vie d’autrui : au contraire, on les aggrave », a souligné Mgr Stanovnik dans un message appelant à célébrer la Journée internationale de l’enfant à naître par une prière au « Dieu de la Vie » pour « tous ceux qui s’engagent à défendre la vie depuis le moment même de la conception ; et à être très proches, à comprendre et à accompagner les femmes qui vivent le drame de l’avortement ».

L’archevêque de Corrientes ne voit pas la différence entre les attentats de Bruxelles et l’avortement

Rappelant l’invitation du pape François à « prendre soin de la fragilité », Mgr Stanovnik précisait : « Parmi les fragiles que nous devons protéger avec prédilection il y a les enfants à naître, les êtres qui sont plus que tous les autres sans défense et innocents, à qui l’on veut aujourd’hui refuser la dignité humaine pour faire d’eux ce que l’on voudra, en leur ôtant la vie et en promouvant des lois pour que personne ne puisse l’empêcher. »

C’est là qu’il ajoute : « Quelle est la différence entre l’attentat de Bruxelles et les attentats contre l’enfant à naître ? »

Et de répéter encore : « Ces derniers jours nous avons assisté avec horreur, une fois de plus, aux attentats qui se sont produis à Bruxelles. Les auteurs qui en sont responsables se croient maîtres de la vie et ils agissent en conséquence. C’est la tragédie humaine qui se produit toujours lorsque l’homme s’érige en maître de la vie d’autrui. »

En Argentine, Mgr Andres Stanovnik dénonce les attentats contre les enfants à naître

« Il n’est pas nécessaire d’en appeler à la foi, mais à la saine raison pour connaître la valeur inviolable de n’importe quelle vie humaine. Mais si en outre nous regardons cette réalité avec les yeux de la foi, nous nous rendons compte de ce que “toute violation de la dignité personnelle de l’être humain crie vengeance devant Dieu et devient une offense au Créateur de l’homme” », a-t-il dit, citant Evangelii Gaudium.

La lettre de l’archevêque s’achève sur une prière à la « Tendre Mère d’Itati », la Vierge vénérée au principal sanctuaire marial de Corrientes où l’on célèbre l’intervention miraculeuse qui permit de sauver la vie d’un missionnaire jésuite et d’indigènes convertis, attaqués par des natifs qui combattaient les conquistadors et qui furent chassés au moment où le fleuve Yaguari se fendit en deux pour protéger le village d’Itati. « Qu’elle reçoive dans ses bras les tout petits à qui l’on n’a pas permis d’exercer leur droit à la vie. »