Thibaud Collin : « La loi Veil n’est pas indépassable »

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Thibaud Collin : « La loi Veil n’est pas indépassable »


genethique, 17 Mai 2016
Thibaud Collin salue le livre d’Eugénie Bastié, qui « ose relancer la discussion sur un drame personnel et social » : l’avortement, et « récuse la volonté d’en faire un ‘droit fondamental’ ». Toutefois, si la journaliste affirme que l’« avortement est toujours un échec et une tragédie », elle salue la loi Veil comme une « loi de concession au réel », « d’accompagnement et d’ajustement au regard du moindre mal ». Ce qui fait réagir Thibaud Collin : « Comment penser qu’un compromis soit possible sur un tel sujet ? La suppression d’une vie humaine innocente ne peut être tolérée comme un moindre mal. Soit c’est un mal intrinsèque, à proscrire absolument ; soit ce n’est pas un mal et alors cet acte peut devenir un droit, conséquence de la libre disposition que la femme aurait de son corps ». En outre, la loi est porteuse de normativité : dès lors qu’elle l’autorise, même sous conditions très restrictives, l’avortement « est rapidement vu et vécu comme légitime et donc comme banal ».

 

Pour le philosophe, « la loi Veil n’est pas sur la question de l’avortement l’horizon politique indépassable ». Car « le politique n’est pas le sociologue. Il n’a à dire ce qui est mais ce qui doit être ». Il s’oppose à l’idée que l’« avortement est parfois inévitable » : « aucune personne humaine ne doit jamais être vue comme ne pouvant éviter de poser un acte mauvais ».

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Publié par:
Benoit

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mai 19th, 2016

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