Autorisation de la GPA au Portugal : Les féministes réagissent

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Autorisation de la GPA au Portugal : Les féministes réagissent


genethique, 30 Mai 2016
« Stupéfaites », « atterrées » de la nouvelle loi portugaise autorisant la GPA pour les femmes stériles, des féministes réunies en un collectif d’associations diverses réagissent. Elles tiennent cette loi « pour une erreur de jugement, grave de conséquences », car il s’agit d’une « parfaite ouverture vers de nouvelles aliénations des femmes ». S’opposant fermement à l’idée de la GPA comme « progrès », elles rappellent l’urgence d’exiger l’abolition de cette pratique.

 

Par ailleurs, elles dénoncent « depuis peu en Europe des glissements progressifs pour faire accepter le principe de la GPA : suppression de la notion de rémunération (trop visiblement critiquable), puis de la notion de compensation, puis de la notion éthique » pour lui substituer aujourd’hui la notion de « GPA familiale, amicale », dans l’objectif de faire reconnaître le principe de la GPA. Mais le « danger est bien là : qui fait accepter une forme de reconnaissance de la GPA cautionne le principe et la pratique de la GPA, qu’elles que soient ses formes ».

 

Quelles que soient les « prétendues limites » posées par la loi, elles ne seront pas respectées : « Qui vérifiera que la femme riche qui s’est fait établir un certificat d’infertilité par un médecin complice ne contourne pas la loi ? Qui sanctionnera quand telle femme pauvre recevra de l’argent, comme cela se pratique couramment au Royaume-Uni où la loi était aussi censée bannir la rémunération ? Et qui sanctionnera que la « compensation », qui atteint là-bas souvent l’équivalent de notre salaire minimum, ne revient pas rigoureusement au même qu’un marché, à savoir la location pure et simple d’un être humain qui n’a plus les moyens économiques de résister, et la vente pure et simple d’un autre être humain qui n’a pas plus son mot à dire ? Qui a pensé, en votant cette loi, aux risques que prennent les femmes qui se laissent happer par le terrible « jeu » de la maternité pour d’autres – de l’hyperstimulation ovarienne potentiellement cancérigène aux risques de la grossesse et de l’accouchement, à l’aliénation de sa liberté et au sentiment d’avoir abandonné un enfant  qu’elle aura mis au monde dans le but de s’en séparer ? »

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Publié par:
Benoit

Publié sur:
juin 8th, 2016

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