« Le plus important perturbateur endocrinien c’est la pilule », selon le sénateur Jean Bizet

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« Le plus important perturbateur endocrinien c’est la pilule », selon le sénateur Jean Bizet


publicsenat, 26/05/2016
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« Le plus important perturbateur endocrinien est celui utilisé par toutes les femmes tout au long de leur vie sexuelle, c’est la pilule, mais on n’en parle pas », interrogé par Marie Brémeau dans l’émission les pieds sur terre

, sur la dangerosité de l’utilisation des pesticides dans l’agriculture le sénateur (les républicains), de la Manche Jean Bizet affirme qu’à ce jour on ne peut conclure que le glyphosate soit dangereux. « Si je me réfère aux études de l’Anses (Agence Nationale de Sécurité Sanitaire de l’Alimentation, de l’Environnement et du Travail), l’agence ne dit pas que le glyphosate est un perturbateur endocrinien, ni qu’il est cancérigène », affirme-t-il. Et le sénateur de dénoncer « les dérives en France où l’information scientifique n’est pas suffisamment contradictoire » il manque ajoute t-il « un institut public des bénéfices (…) c’est assez déséquilibré ».

Un avis que ne partage pas François Veillerette, le président de l’association Génération Futures, qui lutte contre l’utilisation des pesticides. Il explique, « le CIRC (Centre International de Recherches sur le Cancer), s’est basé sur 1 000 études publiées, qui prouvent que le glyphosate a les caractéristiques pour être classé cancérigène probable, voir même à la limite du cancérigène avéré ».

Lancé en 2008 dans la foulée  du Grenelle de l’environnement, le premier plan Ecophyto avait pour objectif de réduire de moitié l’utilisation des pesticides d’ici à 2018. Aujourd’hui, on est bien loin de ce résultat. Jean Bizet souligne, « c’était un objectif extrêmement difficile à atteindre, si les agriculteurs utilisent ces produits phytosanitaires, c’est parce-que malheureusement ils en ont besoin. Si demain on peut utiliser des méthodes de substitution ils seront les premiers à les utiliser ».

Aujourd’hui, de nombreux agriculteurs restent dépendants des pesticides, mais François Veillerette garde espoir. Pour lui,  il est possible de modifier les pratiques. « J’ai pu constater dans ma région, en Picardie, que certains agriculteurs arrivent à réduire leur dose, de parfois 50%. Ils y arrivent parce qu’ils ont compris l’intérêt pour leur santé, pour la rentabilité économique aussi. Aujourd’hui, ils vivent aussi bien, voir mieux que leurs collègues. Les objectifs sont atteignables, il faut réfléchir en prévention pour produire autrement, mais les agriculteurs manquent de formation pour désapprendre ce qu’ils ont appris ».

En 2015, dans le cadre de la loi de la transition énergétique, le Sénat a avancé la date d’interdiction de vente des pesticides aux particuliers, de 2022 à 2019. Déjà dés l’année prochaine, les villes devront faire sans, les agriculteurs seront-ils les prochains à devoir définitivement se passer des produits phytosanitaires ?

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Publié par:
Benoit

Publié sur:
juin 9th, 2016

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