Comment mieux protéger le fœtus ?

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Comment mieux protéger le fœtus ?


lemonde, 19/09/2016
Echographie d’une femme enceinte de quatre mois.
Comment mieux protéger les femmes enceintes et leurs futurs enfants des risques liés à la prise de médicaments, à la consommation d’alcool ou de drogues, à l’exposition aux polluants de l’environnement ?Le dossier valproate (Dépakine, spécialités et génériques) a une nouvelle fois mis en lumière la grande vulnérabilité de l’humain en formation et les réponses insuffisantes à propos de cet enjeu de santé publique.

Découverts progressivement à partir des années 1980, les dangers d’une exposition in utero à cet antiépileptique sont maintenant bien documentés : malformations chez un enfant sur dix, troubles neurodéveloppementaux (baisse des capacités cognitives, autisme…) dans 30 % à 40 % des cas. Le valproate étant sur le marché depuis 1967 – pour traiter l’épilepsie initialement et, plus récemment, certaines formes de maladie bipolaire –, le nombre de victimes s’annonce élevé. Environ 12 000 personnes avec des troubles neurodéveloppe­mentaux, et 3 000 cas de malformations, selon les calculs de l’épidémiologiste Catherine Hill. Des estimations officielles sont attendues pour 2017.

Deux autres catastrophes sanitaires avaient pourtant illustré de manière caricaturale la toxicité de médicaments pendant la grossesse. Le thalidomide, prescrit aux femmes enceintes dans les années 1950 pour lutter contre les nausées, a généré quelque 10 000 cas de malformations dans le monde. Ce scandale a été à l’origine de la création de la pharmacovigilance. Le bilan est lourd aussi pour le distilbène, utilisé entre 1950 et 1977 pour prévenir les fausses couches et autres complications…

 

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Publié par:
Benoit

Publié sur:
septembre 16th, 2016

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