riposte-catholique, 30/09/2016

ivg-889x290… Dans son entretien hebdomadaire sur Radio Notre-Dame vendredi 30 septembre, le cardinal André Vingt-Trois, archevêque de Paris, s’est exprimé sur l’amendement  du ministre Laurence Rossignol au projet de loi égalité et citoyenneté, destiné à poursuivre les sites Internet qui ne seraient pas vraiment pro-avortement.

Le cardinal Vingt-Trois demande une

« prise de conscience que l’avortement n’est pas un progrès » mais « un échec social », puisque « la société ne permet pas à des femmes de mener à bien leur grossesse », et « un échec personnel, parce que des femmes sont dans des situations de détresse d’où elles ne pensent pas pouvoir sortir autrement que par l’avortement ».

« Essayer de faire croire que l’avortement est une intervention banale sous prétexte qu’elle peut être conduite sans grand risque physiologique, c’est une plaisanterie. Parce que toutes les personnes qui ont subi un avortement savent que ce n’est pas un acte banal, que c’est un acte traumatisant non pas premièrement physiologiquement mais humainement et psychologiquement et que c’est un acte grave qu’on ne peut pas prendre à la légère. »

« En ayant supprimé le temps de réflexion qui était prévu par la loi originelle, on a déjà fait sauter un verrou de prise de conscience. Si on arrive à interdire de s’exprimer sur les conséquences de l’avortement, on entrera complètement dans la police des idées et dans la dictature d’une vision totalitaire sur l’avortement. »

Interrogé sur le fait que ce sujet n’est pas abordé par les candidats aux élections, l’archevêque a déclaré que c’est

« une question trop difficile et trop délicate, trop nuancée pour en faire un thème de campagne ».

« Porter atteinte à la vie d’autrui n’est pas un droit. Ça peut être une contrainte, une situation sans issue, mais on ne peut pas en faire un droit ni surtout un signe de progrès. »