Avortement : un appel lancé aux candidats pour une meilleure prévention

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Avortement : un appel lancé aux candidats pour une meilleure prévention


famillechretienne, 15/11/2016
IVG avortement service ivg hôpital Le Centre européen pour le droit et la justice, dirigé par le juriste Grégor Puppinck, publie ce 15 novembre aux Etudes Hospitalières (LEH édition) son étude intitulée « Droit et prévention de l’avortement en Europe« . Il lance à cette occasion un « Appel à une politique de prévention de l’avortement  » adressé aux candidats aux élections présidentielle et législative de 2017.

Le recours massif à l’avortement est un problème social et de santé publique auquel la société doit répondre par une politique de prévention.

Chaque année en France, près de 210 000 femmes mettent un terme à leur grossesses ; plus de 8 millions d’avortements ont été pratiqués depuis 1975, ce qui représente un quart des naissances. Le taux d’avortement en France continue d’être l’un des plus élevés d’Europe ; il augmente particulièrement chez les jeunes : près de 10 % des lycéennes franciliennes ont avorté et 31 % ont déjà pris la « pilule du lendemain » au moins une fois.

 

L’avortement a des conséquences indéniables, culturelles, démographiques, économiques et sociales considérables, qui sapent la société française depuis plusieurs décennies.

42 % des femmes ayant avorté avant l’âge de 25 ans vivent une dépression. La moitié des femmes mineures ayant avorté souffrent d’idées suicidaires. Les femmes qui avortent ont trois fois plus de risques de subir des violences physiques, mentales ou sexuelles que les femmes qui ont mené à terme leur grossesse.

Selon un sondage IFOP de 2016, 89 % des Françaises reconnaissent que « l’avortement laisse des traces psychologiques difficiles à vivre pour les femmes » et 72 % d’entre elles estiment que « la société devrait davantage aider les femmes à éviter le recours à l’IVG ».

Il est possible de réduire le recours à l’avortement 

L’avortement n’est pas une fatalité ; de nombreux pays sont parvenus à en réduire le recours par des politiques de prévention.

En Italie par exemple, le nombre d’avortements a chuté de 56 % entre 1982 et 2013, atteignant 102000 contre 210000 en France pour une population à peine moindre. Les taux d’avortement et de contraception y sont parmi les plus faibles d’Europe. En Allemagne, le nombre d’IVG est passé de 124 000 à 106 000 entre 2004 et 2012, et de 13 000 à 5 300 sur la même période en Lettonie, etc.

Aux États-Unis, le taux de grossesse adolescente a été réduit de moitié entre 1990 et 2010 grâce à une campagne visant à la responsabilisation et à la valorisation de la sexualité et de la vie humaines, centrée sur l’abstinence. Le nombre d’élèves de terminale se déclarant abstinent a doublé, passant de 33 % à 66 %, provoquant une réduction de deux tiers des avortementschez les jeunes, un recul des maladies sexuellement transmissibles et une amélioration de leur équilibre affectif et psychologique.

De nombreuses mesures concrètes de prévention méritent d’être mises en œuvre, visant en particulier à mieux éduquer les jeunes, à aider les femmes et à responsabiliser les pères.

Réduire le recours à l’avortement est un devoir 

Réduire le recours à l’avortement est non seulement un devoir pour le bien des femmes, des enfants et de toute la société, mais aussi une obligation contractée par la France en droit international. La France s’est en effet engagée à soutenir la famille, la maternité et les enfants « avant comme après la naissance », à « réduire le recours à l’avortement » et à « prendre des mesures appropriées pour aider les femmes à éviter l’avortement ». Le Conseil de l’Europe a également invité les Etats européens « à promouvoir une attitude plus favorable à la famille dans les campagnes d’information publiques et à fournir des conseils et un soutien concret pour aider les femmes qui demandent un avortement en raison de pressions familiales ou financières » (APCE, 2008).

L’appel

Le recours massif à l’avortement est un problème social et de santé publique qui touche toute la société et engage notre avenir.

Nous appelons les candidats aux élections présidentielles et législatives à prendre l’engagement de mettre en œuvre une véritable politique de prévention de l’avortement, en particulier auprès des jeunes gens.

Pour signer l’appel, cliquez ici

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Publié par:
Benoit

Publié sur:
novembre 20th, 2016

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