One of Us récompense un ancien « avorteur », devenu pro-vie

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One of Us récompense un ancien « avorteur », devenu pro-vie


famillechretienne, 29/05/2017
One of Us récompense 2017 John Bruchalski et son épouse, lors de la remise du trophée des « Héros de la vie » par Thierry de la Villejégu (à d.) et Bence Rétvári, ministre hongrois des capacités humaines (à g.)  ©Fondation Lejeune/Alexis Duport

Le docteur John Bruchalski, qui pratiquait jusqu’au début des années quatre-vingt-dix des avortements, est désormais à la tête d’une des plus importantes cliniques provie américaine. Il a reçu le trophée des « Héros de la vie », le 27 mai à Budapest, à l’issue du second forum européen One of Us.

La fédération One of Us a remis, samedi 27 mai, son trophée des « Héros de la vie » au docteur John T. Bruchalski, en conclusion de son second forum européen organisé à Budapest (Hongrie). Médecin généticien américain, cet ancien « avorteur » favorable aux recherches sur l’embryon et au concept de pré-embryon est désormais à la tête du centre médical Tepeyac, l’une des plus importantes cliniques de gynécologie et de maternité provie aux États-Unis. Ce centre, John Bruchalski l’a fondé en 1994, à Fairfax (Virginie), au terme d’une conversion spirituelle et scientifique commencée en 1989.

C’est cette année-là que le jeune médecin, diplômé deux ans plus tôt de l’université de l’Alabama, rencontra pour la première fois le professeur Jérôme Lejeune, venu témoigner au procès de Maryville (Tennessee) où un couple en instance de divorce s’opposait sur le devenir de leurs embryons congelés en vue d’une fécondation in vitro. « J’étais de l’autre côté à l’époque, avec mon professeur, le « père » de la FIV aux États-Unis, qui expliquait que l’embryon n’était pas égal à une personne mais tout au plus à un morceau d’appendice ou de tissu humain », a raconté le lauréat de One of Us, devant un parterre de représentants de mouvements provie venus de toute l’Europe et du ministre de la famille hongrois, Katalin Novak. « Jérôme Lejeune est venu, avec tout son génie, démontrer au juge comment tout le matériel génétique d’une personne était présent dans cette première cellule qu’est l’embryon ». John Bruchalski en est littéralement bouleversé. « Il l’a expliqué si clairement et si distinctement que le médecin que j’étais a reconsidéré sa position sur l’instant où commence une vie humaine et le moment où elle doit être respectée ».

J’ai reçu un appel du Ciel me demandant de ne plus faire d’avortement.

Le médecin américain n’arrête pas son activité pour autant, mais se pose de plus en plus de questions sur l’avortement. « Parfois j’avortais des enfants, parfois je les sauvais ». C’est une conversion mystique qui viendra achever sa conversion scientifique. Durant l’été 1994, John Bruchalski se rend au Mexique pour voir la Vierge de Guadalupe, puis en Serbie à Medjugorje. « J’ai reçu un appel du ciel me demandant de ne plus faire d’avortement », a-t-il confié samedi soir, en présence de son épouse. Grâce à son centre Tepeyac, qui accueille chaque année plus de 20 000 patients, John Bruchalski a permis de sauver plusieurs milliers d’enfants « qui ne seraient jamais nés sinon », a salué Thierry de la Villejégu, vice-président de la fédération One of us et directeur de la fondation Jérôme Lejeune.

Une belle réussite que le médecin américain appelle de ses vœux en Europe. « N’abandonnez jamais ! », a-t-il déclaré à Famille Chrétienne. « Nous allons gagner la bataille, celle du triomphe du Sacré-Cœur, du cœur du Christ, celle du triomphe du bien sur le mal. La mentalité de l’avortement va s’effondrer si nous continuons de persévérer. Soyez patients et surtout aimez tous ceux qui vous entourent ».

Objectif de One of Us : devenir incontournable en Europe

Plus tôt dans la journée, Jaime Mayor Oreja, le président de la fédération européenne One of Us, a lui aussi invité à la patience et au temps long dans le combat pour la défense de la vie, le comparant à celui de David contre Goliath. « Nous sommes David, mais rappelons-nous que c’est lui le plus fort, lui qui l’emporte à la fin ». Devant près de 600 responsables politiques européens et nationaux, personnalités associatives, experts de la santé et de l’éthique réunis au Castle Garden Bazaar de Budapest, l’ancien ministre espagnol a donné les lignes directrices à suivre : « notre fédération doit être présente, dans les années à venir, dans le débat public au niveau européen et doit être représentée dans chaque pays afin que nos idées y soient relayées ».

Présente à Budapest pour le Sommet sur la famille, la présidente de la Manif pour tous a été invitée à prendre la parole par les dirigeants de One of Us. Elle a exhorté l’assistance à « être créative », à « agir avec charité », à « montrer la beauté de la famille et de la maternité » et à toujours conserver « la volonté de gagner ». Pour clore ce second forum, qui avait pour thème central « Protéger la vie : le cœur du nouveau débat culturel », l’eurodéputé italien et président d’honneur de One of Us, Carlo Casini, a rappelé l’Europe à ses engagements. « L’Union Européenne a été fondée sur l’engagement que plus jamais de sang n’y soit versé. Et pourtant, le sang des enfants à naître continue d’y être versé ! Si l’Europe est le continent de la paix, il est incompréhensible que l’Union Européenne encourage la mise à mort des enfants à naître sur son sol mais aussi partout dans le monde ». Et de lancer un appel aux dirigeants des fondations Schuman, Adenauer et Gasperi afin que la demande de One of Us soit revêtue « de la force des pères fondateurs » : « L’Union Européenne ne doit plus accepter la mort de quiconque, à commencer par celle des enfants à naître ».

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Publié par:
Benoit

Publié sur:
juin 6th, 2017

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