Séminaire: Prévenir l'avortement en Europe Cadre juridique & politiques sociales

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Séminaire: Prévenir l’avortement en Europe Cadre juridique & politiques sociales


eclj.org, 05/06/2017
L’ECLJ organise conjointement avec la Commission des Épiscopats de la Communauté européenne (COMECE) un séminaire européen de haut niveau, le 22 juin dans ses bureaux

: Square de Meeûs, 19/1 B-1050 Bruxelles (Belgique). Vous trouverez ci-dessous l’affiche, la présentation ainsi que le programme du séminaire.

Le recours massif à l’avortement est un problème social et de santé publique qui affecte la société dans son ensemble et pour son avenir. L’objet de ce séminaire est d’identifier les bonnes pratiques pour une politique de prévention de l’avortement efficace, particulièrement auprès des jeunes.

L’Avortement est un problème de santé publique

Chaque année en Europe, près de 4 millions de femmes mettent un terme à leurs grossesses. Plus de 30 millions d’avortement ont été effectués depuis 2010, ce qui représente un quart des naissances (Guttmacher Institute, Datta Center). L’avortement a des conséquences indéniables, culturelles, démographiques, économiques et sociales considérables. 42 % des femmes ayant avorté avant l’âge de 25 ans vivent une dépression. La moitié des femmes mineures ayant avorté souffrent d’idées suicidaires. Les femmes qui avortent ont trois fois plus de risques de subir des violences physiques, mentales ou sexuelles que les femmes qui ont mené à terme leur grossesse.

Il est possible de réduire le recours à l’avortement

L’avortement n’est pas une fatalité ; de nombreux pays sont parvenus à en réduire le recours par des politiques de prévention.

En Italie, par exemple, le nombre d’avortements a chuté de 56 % entre 1982 et 2013, atteignant 102 000, soit moitié moins qu’en France pour une population à peine moindre. Les taux d’avortement et de contraception y sont parmi les plus faibles d’Europe. En Allemagne, le nombre d’IVG est passé de 135 000 à 99 000 entre 2001 et 2015, et de 13 000 à moins de 5 300 en Lettonie entre 2004 et 2013, etc.

Confronté à un grave défi démographique, le gouvernament de Macédoine (ARYM) a entrepris avec succès de réduire le recours à l’avortement et d’encourgaer la natalité.

Aux États-Unis, le taux de grossesse adolescente a été réduit de moitié entre 1990 et 2010 grâce à une campagne visant à la responsabilisation et à la valorisation de la sexualité et de la vie humaines. Le nombre d’élèves de terminale se déclarant abstinents a doublé, passant de 33 % à 66 %, provoquant une réduction des deux tiers des avortements chez les jeunes, un recul des maladies sexuellement transmissibles et une amélioration de leur équilibre affectif et psychologique.

De nombreuses mesures concrètes de prévention méritent d’être mises en œuvre, visant en particulier à mieux éduquer les jeunes, à aider les femmes et à responsabiliser les pères.

Réduire le recours à l’avortement doit être une priorité

Réduire le recours à l’avortement est également une obligation en droit international. La majorité des pays européens s’est engagée à soutenir la famille, la maternité et les enfants « avant comme après la naissance » (Convention relative aux droits de l’enfant), à « réduire le recours à l’avortement » et à « prendre des mesures appropriées pour aider les femmes à éviter l’avortement » (Conférence du Caire, 1994). Le Conseil de l’Europe a également invité les Etats européens « à promouvoir une attitude plus favorable à la famille dans les campagnes d’information publiques et à fournir des conseils et un soutien concret pour aider les femmes qui demandent un avortement en raison de pressions familiales ou financières » (APCE, 2008).

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Publié par:
Benoit

Publié sur:
juin 11th, 2017

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