À la suite d’un avortement, un bébé laissé pour mort dans la poubelle d’un hôpital rencontre sa mère biologique 36 ans plus tard

Contactez-nous


Trouvez votre antenne régionale

ou appelez-nous au 0800 746 966

À la suite d’un avortement, un bébé laissé pour mort dans la poubelle d’un hôpital rencontre sa mère biologique 36 ans plus tard


epochtimes, 13/102018
À la suite d’un avortement, un bébé laissé pour mort dans la poubelle d’un hôpital rencontre sa mère biologique 36 ans plus tardSuite à un avortement, un bébé avait été laissé pour mort dans les ordures de l’hôpital, il y a de ça 36 ans. Mais le bébé avait survécu et 36 ans plus tard, elle a rencontré sa mère après une longue recherche pour la retrouver.Melissa Ohden a maintenant 40 ans. Elle n’avait que 14 ans quand elle a découvert qu’elle avait survécu à un avortement raté. Sa mère biologique avait reçu une solution saline pour mettre fin à sa grossesse et le bébé, présumé mort, avait été jeté dans une poubelle médicale. Heureusement pour Melissa, une infirmière a entendu ses faibles cris et ses halètements et l’emmena aux soins intensifs.

 

Melissa ne pesait alors qu’environ 1 kg. Sa mère biologique avait déjà quitté l’hôpital et ignorait que son bébé avait survécu.

« Je n’ai jamais rencontré la femme qui m’a emmenée à la salle des nouveau-nés mais elle est un ange, je lui dois la vie », a dit Melissa dans une interview exclusive à Mail Online.


Elle a été adoptée par Linda et Ron Ohden, qui avaient une autre enfant adoptée nommée Tammy. Melissa et sa sœur Tammy savaient qu’elles avaient été adoptées dès leur plus jeune âge.

« Tammy et moi nous disputions parfois comme toutes les sœurs le font habituellement », dit-elle. « C’est au cours d’une de ces disputes explosives, quand j’avais 14 ans, qu’elle m’a dit : ‘Au moins, mes parents me voulaient moi !’ J’ai couru voir mes parents adoptifs qui m’ont finalement dit la vérité dévastatrice – que j’avais survécu à un avortement raté. »

« Il semble que mon monde a cessé de tourner cette nuit-là. Je me sentais en colère, effrayée, honteuse et même coupable d’être en vie », confie Melissa. « Je buvais beaucoup pour engourdir la douleur. Mais mes parents n’ont jamais réalisé à quel point je souffrais parce que je le cachais si bien. »


Melissa a passé près de deux décennies à chercher ses parents biologiques, et elle a découvert que sa mère biologique avait été forcée de se faire avorter et qu’elle vivait depuis dans la culpabilité. Et tout aussi dévastateur, elle a également appris que sa grand-mère était une infirmière en chef à l’hôpital à ce moment-là et qu’elle avait demandé au personnel infirmier de la laisser mourir comme un fœtus avorté.

« J’ai découvert que ma mère biologique, âgée de 19 ans, avait été forcée d’avorter par sa propre mère, qui était infirmière éducative à l’hôpital », confie Melissa, qui a écrit un livre intitulé You Carried Me : A Daughter’s Memoir (Tu m’as portée : souvenir d’une fille), détaillant son périple.


Après 17 ans de recherches, Melissa a rencontré sa mère le 22 mai 2016. « Quand nous nous sommes finalement rencontrées… Je la voyais venir au loin et une partie de moi voulait fuir. C’était effrayant. »

« Puis on s’est embrassées et on a pleuré toutes les deux. J’ai dit : « Ça fait longtemps » Elle m’a dit : « On t’a volée à moi ». Melissa a dit : « Alors, tout semblait si naturel. »

Dans le chapitre 15 de son livre, Melissa a écrit ce que sa mère lui a dit lors de leur première rencontre : « Mon plus grand regret, Melissa, c’est que je ne me suis pas enfuie », dit-elle. « Elle m’a dit que ses parents étaient scandalisés par sa grossesse, qu’elle avait honte d’être célibataire et enceinte, qu’elle avait peur de ce que cela signifierait pour leur réputation dans la communauté. La solution la plus évidente – le mariage – était celle à laquelle ses parents s’opposaient le plus. Ils étaient catégoriquement opposés au mariage de leur fille à un homme dont les antécédents et les perspectives d’avenir étaient si modestes, selon leur avis. Ils voulaient que leur fille fasse un meilleur mariage, plus important sur le plan social. »

« Elle a vécu avec beaucoup de culpabilité et beaucoup de regrets, mais je lui ai dit que je ne la blâmais pas du tout. Je n’ai que le pardon dans mon cœur, pour mon père aussi et même pour ma grand-mère », dit-elle.

Melissa a épousé Ryan, et ensemble ils ont deux filles, Olivia et Ava. Par coïncidence, Olivia est née au même hôpital où Melissa a survécu à l’avortement.

« Ce fut un long et douloureux périple évoluant de la honte et de la colère à la foi et au pardon. Mais je refuse d’être empoisonnée par l’amertume – ce n’est pas une façon de vivre ».


Melissa est la fondatrice du Abortion Survivors Network /Réseau des survivants de l’avortement et possède une maîtrise en assistance sociale.

« J’ai été en contact avec 223 survivants d’avortements, principalement aux États-Unis mais aussi de partout ailleurs », ajoute-t-elle. « Ceci détruit des vies. »


« J’ai appris à pardonner. Ça ne rend pas ce qui s’est passé correct, mais ça vous libère de la douleur. Nous sommes tous humains et nous faisons tous des erreurs », confie-t-elle à Mail Online.

 

Les commentaires sont fermés

0 Commentaires

Publié par:
Benoit

Publié sur:
janvier 28th, 2018

Publié dans: