Contraception - Jubilé d'or d'une erreur fatale

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Contraception – Jubilé d’or d’une erreur fatale


maryakub, 17/06/2018
Après mai 68, célébrons juillet 1968, à savoir l’encyclique Humanae vitae (25 juillet 1968) de Paul VI, qui a rejeté la contraception et glorifié la transmission naturelle de la vie humaine.

Que les améliorateurs mondiaux de mai ‘68 protestent maintenant contre la dictature de Washington et de Bruxelles!

Nous avons eu les célébrations de mai ‘68 à nouveau. Déjà pour la cinquantième fois. Pour beaucoup, c’était une protestation contre la bourgeoisie et le cléricalisme, une émancipation du citoyen et pour un monde meilleur. Pour d’autres, c’était une rupture des valeurs fondamentales de notre société: jouir de sa propre inconduite et de son vandalisme et, à cette fin, blâmer les «structures» ou les «autres». Maintenant les lois internationales et la belle Charte de l’ONU sur la souveraineté des peuples sont piétinées. Les médias s’assurent que les victimes sont présentées comme des criminels et les criminels comme des victimes pour encourager les guerres. Des dizaines de pays sont perturbés et des centaines de milliers de civils innocents sont assassinés pour le pétrole, les matières premières, l’argent ou le pouvoir. Et nos connaissances, notre énergie et notre argent vont à l’industrie de l’armement. La Russie doit être combattue comme le plus grand ennemi et l’OTAN – après la dissolution de Varsovie périmé déjà plus que 25 ans ! – devient la plus grande machine de destruction de tous les temps. Il doit y avoir plus d’avions de combat, d’armes et surtout de nouvelles armes nucléaires, contre notre constitution. Et l’Union Européenne entière court le long. Où sont-ils maintenant les révolutionnaires de mai ’68 pour protester contre la dictature de Washington et de Bruxelles? Nous avons vécu toute la guerre sale de l’Occident contre la Syrie, son peuple vivant harmonieux et son beau pays, le berceau de la civilisation. C’est assez!

La contraception, la plus grande découverte de nos temps modernes?

Que les peuples rejettent la géopolitique inhumaine actuelle, mais aussi la déviation morale organisée à l’échelle mondiale. Voici comment la grande raison d’une décadence morale a grandi. Tout le monde le savait. Il y a cinquante ans déjà, la contraception est la plus grande découverte de nos temps modernes. Le chimiste bulgaro-américain Carl Djerassi (1951) et surtout le biologiste Gregory Pincus (1957) sont devenus les « pères de la pilule ». Ce n’est que bien  beaucoup plus tard qu’on a su que c’était le gynécologue flamand de Turnhout, Nand Peeters, qui avait réalisé la véritable percée.

Pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, dans l’acte conjugale, l’union et la fécondation pouvaient être séparées par des moyens chimiques. Quelle éloge sans fin de la libération des femmes, du bonheur du mariage, de la fin d’un moralisme crispé et démodé, de la solution finale à la surpopulation mondiale et en particulier du succès (commercial!) sans précédent pour l’industrie pharmaceutique. Celle-ci a fourni avec plaisir l’information pour les manuels, distribués par les médecins et les gouvernements à grande échelle. Nos scientifiques les ont rejoints docilement, comme l’ont fait nos plus hautes autorités ecclésiastiques. Ils ont fourni les arguments. Contre la contraception, aucune objection ne semble être faite, ni de la Bible, ni de la doctrine de l’Église, ni de la théologie, ni de la médecine, ni de l’action humaine. Un mot négatif sur la contraception était inacceptable et Paul VI a dû être farouchement opposé en tant que conservateur frénétique et asociale. Ainsi, la «contraception sûre» appartient au patrimoine culturel mondial de la «pensée correcte» aussi bien ecclésiastique que civile.

Le mythe de la « contraception sûre » est révolu.

Après un demi-siècle, il ne reste plus grand-chose de ce grand égal. Le mythe de la « contraception sûre » est révolu. De plus en plus de gens se réveillent d’une ivresse contraceptive. Selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS, 2005) les œstrogènes et les progestatifs, les ingrédients de chaque «pilule», sont parmi les substances les plus cancérigènes pour les humains et les animaux. Aucune semaine ne se passe ou une étude scientifique met en garde contre les effets secondaires dangereux. Dr. Ellen Grant (à l’époque responsable de la recherche, General Hospital, Massachusetts) et son équipe connaissaient les conséquences dramatiques dès les années ‘70 grâce à leur recherche mondiale sur la pilule contraceptive. Entretemps, les compagnies pharmaceutiques paient des montants astronomiques pour des demandes d’indemnisation. Et tout cela ne fait qu’augmenter. En fait, les gens savaient depuis le début que quelque chose n’allait pas. Au départ, aucune entreprise pharmaceutique ne voulait offrir des contraceptifs. C’était contre leurs principes éthiques. Lorsque la société américaine G.D.Searle offrit finalement Enovid en 1960, c’était la porte du barrage, mais le mot contraception était scrupuleusement évité. Organon a introduit Lyndiol sur le marché néerlandais en 1962 comme remède contre «les cycles menstruels irréguliers et contre les douleurs menstruelles». Anovlar a été vendu en Belgique deux ans plus tard comme un moyen pour «faire reposer les ovaires d’une manière thérapeutique»! Ingéniosité incroyable.

Avec la contraception, il y a quelque chose de fondamentalement mauvais sur le plan physique, moral et humain

Il est temps pour faire le bilan. Avec la contraception, il y a quelque chose de fondamentalement mauvais sur le plan physique, moral et humain. Est-ce qu’une intervention radicale dans le processus extrêmement subtil de la fertilité, qui détermine en profondeur à chaque instant la vie de chaque femme (et du mariage), peut se faire sans conséquences physiques et psychologiques majeures? Et est-ce c’est le travail des médecins et des pharmaciens de rendre malade ce qui est sain? De plus, l’amour du mariage existe dans un don mutuel total de soi-même. La doctrine de l’Église n’a jamais appris autre chose. La contraception empêche ce don total et constitue une attaque contre l’essence du mariage. On ne se donne pas totalement ou on ne reçoit pas complètement l’autre. Enfin, la dignité d’un acte humain consiste à accepter la responsabilité de ses actes. La contraception n’accepte pas le lien inséparable entre l’union et la fécondité comme l’essence de l’acte de mariage. C’est un rejet de la responsabilité de ses propres actes. La rupture de cette unité essentielle a provoqué une boule de neige: un déluge de dissolutions de mariage, une chute d’eau de toutes sortes de relations superficielles sans vie et sans avenir, les pratiques vétérinaires au le début de la vie humaine, le rejet de la richesse de la différenciation sexuelle (gender), l’avortement, l’euthanasie … Dans une interview dans un journal 25 ans après Humanae Vitae le prof. Jan Grootaers (+2016) de la KULeuven et le grand expert du Concile Vatican II, a dit que le cardinal K. Wojtyla (le futur pape Jean-Paul II) a été l’un des rares qui avaient bien étudié la question de la contraception. Et c’était vrai. D’autres qui ont très bien réfléchi étaient le professeur Jérôme Lejeune (+ 1994), célèbre généticien à Paris, qui a découvert le gène du syndrome de Down, le courageux dr. allemand Siegfried Ernst (+ 2001), ancien président du Synode Luthérien de Baden-Würtemberg. Malheureusement, le dr. Pierre Simon (+ 2008) savait très bien ce qu’il pouvait accomplir avec la contraception. Il a été deux fois Grand Maître de la Loge de France et pendant des décennies le principal conseiller pour la politique familiale avec beaucoup d’influence à l’étranger. Il a vu dans la contraception le levier pour détruire les valeurs familiales traditionnelles. Après la contraception, selon lui, tout le reste vient de soi-même: la dissolution du mariage traditionnel et tout ce que nous avons mentionné ci-dessus et ce que nous vivons maintenant. C’est exactement ce que Humanae vitae prédit (n ° 17).

Le message de Humanae vitae est pour toute l’humanité et pour tous les temps.

En plus d’un rejet de la contraception, Humanae vitae était aussi un chant de louange sur la vie, une incitation à mieux connaître la fertilité humaine et à en jouir plus consciemment. Envoyer des vaisseaux spatiaux colossaux sur la lune et calculer où et quand ils atterrissent à quelques mètres et minutes près, est spectaculaire. Pourquoi ne pas prêter plus d’attention au plus grand miracle de la vie pour connaître de façon naturelle le moment exact de la conception? Bien que cela n’amène rien de commercial, c’est le cadeau le plus précieux pour les ministres quotidiens de la vie. De toute urgence, le dernier synode sur la famille (2014-5) ainsi que l’exhortation apostolique suivante Amoris laetitia (n° 82 et 222) demandaient la redécouverte d‘Humanae vitae.

L’intérêt pour la fertilité naturelle était un combat à contre-courant. En Belgique et aux Pays-Bas, la méthode a acquis le nom de marque sensiplan® et est scientifiquement reconnue. Elle est même plus efficace que la pilule. Y-a-t-il quelque chose de plus fascinant que de connaître sa propre fertilité, de la gérer de manière naturelle et de la vivre consciemment? Un soutien efficace des autorités ecclésiastiques et civiles pourrait être l’une des contributions les plus importantes à la reconstruction d’une vie familiale heureuse dans une société saine. Des familles régulières, heureuses et stables résolvent presque tous les grands problèmes sociaux actuels.

Cette année, nous attendons la canonisation du pape Paul VI et nous célébrons son encyclique Humanae vitae il y a 50 ans. Cette encyclique a été farouchement contestée, ce qui était une erreur fatale. Son message est valable pour tous les hommes de tous les temps, digne d’être célébré d’un jubilé d’or, même sans approbation ecclésiastique ou civile.

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Publié par:
Benoit

Publié sur:
juin 23rd, 2018

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