Académie Pontificale pour la Vie : le pape François appelle à une saine vision de la bioéthique

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Académie Pontificale pour la Vie : le pape François appelle à une saine vision de la bioéthique


genethique, 26/06/2018
La « dignité de toute personne, dans toute phase et condition de son existence » a été rappelée avec fermeté par le pape François ce 25 juin 2018,

devant les participants à la XXIVe Assemblée générale de l’Académie pontificale pour la vie (PAV). Sur le thème « Egaux au début. Mais après ? Une responsabilité globale »[1], ce congrès réunit à Rome près de 150 experts du monde entier pour travailler sur les sujets de la bioéthique à l’échelle mondiale. Pour réfléchir avec eux, Mgr Vincenzo Paglia, président de l’Académie Pontificale pour la Vie, et le cardinal Sgreccia, « enthousiaste dans le combat pour la vie », selon les mots du pape lui-même.

 

Le pape appelle à considérer la « qualité éthique et spirituelle de la vie dans toutes ses phases », de la conception à la vie éternelle. Dans les laboratoires de biologie, on explore les aspects physiques, chimiques et biologiques de la vie, ce qui est important, mais la vie proprement humaine « doit être intégrée dans une perspective plus large et plus profonde ».

 

Le pape exhorte à se désolidariser du « sale travail » de la mort, qui « cherche à nous persuader que la mort est la fin de toute chose, que nous sommes venus au monde par hasard et que nous sommes destinés à finir dans le néant ». Une saine vision de la bioéthique doit être plus « globale » et « ne partira pas de la maladie et de la mort pour décider le sens de la vie et définir la valeur de la personne », mais « plutôt de la conviction profonde de la dignité irrévocable de la personne humaine, comme Dieu l’aime, dignité de toute personne, dans toute phase et condition de son existence ».

 

Le pape parle aussi de « l’acceptation de son propre corps » tel qu’il a été reçu du Créateur, une acceptation « nécessaire pour accueillir et pour accepter le monde tout entier comme don du Père ». Si l’homme entre dans une logique de domination de son propre corps, il entre progressivement dans une « logique, parfois subtile, de domination sur la création ». Il ajoute qu’« apprendre à recevoir son propre corps, à en prendre soin et à en respecter les significations, est essentiel pour une vraie écologie humaine ».

 

Le pape appelle donc à un « discernement soigné des différences complexes fondamentales de la vie humaine : de l’homme et de la femme, de la paternité et de la maternité, de la filiation et de la fraternité » et il explique que la vie est faite de « passages délicats ou dangereux », exigeant « une sagesse éthique spéciale et une résistance morale courageuse ». Il vise notamment « la sexualité et la génération, la maladie et la vieillesse, l’insuffisance et le handicap ». Concernant le début de la vie, il rappelle avec force que « la défense de l’innocent qui n’est pas encore né (…) doit être sans équivoque, ferme et passionnée, parce que là est en jeu la dignité de la vie humaine, toujours sacrée ».

 

Le pape demande en outre que dans la formation chrétienne et ecclésiastique, les sujets bioéthiques aient une place de choix, au lieu d’être « confinés parmi les questions-limites de la morale et du droit ».

 

Enfin, le pape souligne que la vie de l’homme est « belle à enchanter et fragile à mourir », et il appelle chacun de nous à « s’interroger plus profondément sur la destination ultime de la vie », rappelant que la valeur de ce que nous sommes va bien au-delà de celle de ce que nous pouvons faire.

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Publié par:
Benoit

Publié sur:
juin 29th, 2018

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