Les déclarations à la radio Onda Cero, jeudi 28 mars, d’Adolfo Suárez Illana ont été largement reprises le lendemain par les médias espagnols et embarrassé le Parti populaire, qui, dans son programme, ne compte pas revenir sur la loi qui autorise l’IVG jusqu’à la 14e semaine de grossesse. Il s’est ouvertement prononcé “contre l’avortement”, “pour le droit […] et la défense de la vie” : “Si on ne touche pas à un embryon, il devient une vie.” “Avoir 100 000 avortements par an dans notre pays, c’est de la folie furieuse”, a-t-il ajouté.

Adolfo Suárez Illana est le fils de celui qui fut le premier président du gouvernement de la démocratie, entre 1976 et 1981, après la mort de Franco. Considéré comme un levier de la transition démocratique, le centriste Adolfo Suárez González est resté très populaire, même après sa mort, en 2014. La désignation de son fils comme candidat no 2 sur la liste de la circonscription de Madrid pour les élections générales le 28 avril a-t-elle quelque chose à voir avec cette filiation ? En tout cas, elle avait surpris tout le monde, tant Adolfo Suárez Illana était en retrait de la vie politique.