Adoration pour la Vie

"S'il y a tant d'avortements, c'est parce que JE n'ai pas assez aimé." Mère Teresa

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Adoration pour la Vie

      1. L’adoration

Qu’est-ce que l’adoration et pourquoi y participer?

Il convient de souligner l’importance de l’adoration à Mère de Miséricorde, comme le lieu privilégié de la rencontre entre Dieu et l’homme, là où Dieu exprime à l’homme son désir de miséricorde, là aussi où l’homme est vraisemblablement le plus à même de la recueillir, dans une attitude de don de soi et d’écoute.

A Mère de Miséricorde, où l’on aime à se définir comme des « contemplactifs », on ressent ce besoin vital de faire reposer notre action sur la contemplation de Notre Seigneur, en particulier dans l’exposition du Saint-Sacrement, présence réelle au milieu de nous. C’est dans cette attitude contemplative que nous pouvons écouter et recevoir ce que le Seigneur veut pour nous et en cela participer à la conversion de notre cœur – ce qui est le vœu le plus cher du Père des miséricordes : que nous nous tournions vers lui qui est Amour pour lui dire à notre tour « je T’aime ».

L’adoration n’est pas une « pratique » religieuse. Ce n’est pas non plus une forme particulière de prière ou de dévotion, même si la prière peut s’appuyer sur l’adoration. Elle est plutôt une disposition volontaire du cœur profond, un « état d’âme » désiré, recherché et entretenu, dans une sorte de vigilance du cœur et d’attention à Dieu.

Où se pratique t’elle ?

Il n’y a pas de lieu spécial pour adorer Dieu et l’exposition du Saint-Sacrement n’est pas une condition impérative (même si, à MMC, on aime beaucoup l’adoration devant le Saint-Sacrement parce que son exposition la facilite grandement) .On peut adorer Dieu devant un crucifix, un tabernacle, un autel, une icône,… : ce qui importe c’est l’esprit de recueillement dans lequel on vit cette adoration, où souvent on sera invité à fermer les yeux pour favoriser l’élan intérieur d’adoration. Il s’agit donc d’un élan intérieur saisissant plus ou moins profondément l’âme humaine qui s’y dispose, faisant entrer celle-ci dans une dimension d’intimité avec Dieu, essentielle à une authentique adoration. Même si celle-ci peut être vécue en groupe, chacun des participants vivra une expérience adoratrice de manière très personnelle.

Cet élan intérieur procède d’un acte de foi : il n’est pas de l’ordre de la sensibilité, même s’il peut entraîner une sorte d’émotion spirituelle. C’est avant tout le fruit de l’action de l’Esprit-Saint en notre cœur, en réponse à l’accueil sincère que nous faisons du Christ dans notre vie. Ce n’est donc pas une affaire de mérite spirituel : les personnes les plus blessées ou les plus pécheresses, pour peu qu’elles le désirent sincèrement, peuvent accéder à cette disposition d’adoration. En effet, de quoi s’agit-il ?

Un face à face avec Dieu

Le mot « ad-oration » exprime la notion de vis-à-vis, de face à face, de présence à présence. Il s’agit de nous placer sous le regard du Christ (cf. Jean 1,48 : Nathanaël), de choisir de nous tenir en présence de Dieu tel que nous sommes, quelque soit notre préoccupation, notre fardeau, et préférer Dieu à nos propres soucis ; pour laisser l’Esprit-Saint opérer en nous son œuvre salvatrice, parce que créatrice. Jésus nous séduit par son regard qui perçoit tout de nous, au plus profond de nous-mêmes, notre droiture et notre pureté mais aussi notre détresse. C’est une expérience de foi, intangible par la seule raison humaine, mais bien réelle, dans laquelle nous nous offrons au Seigneur et à l’action de sa miséricorde dans un esprit de confiance filiale : il s’agit d’expérimenter la proximité de Dieu, sa présence à nos côtés, dans notre cœur.

Cette présence de Dieu n’est pas un concept intellectuel, ou une opinion, voire un symbole que nous acceptons, mais véritablement une réalité de foi à expérimenter dans le présent.

 

       2. L’adoration pour la vie

 

Un regard de miséricorde qui nous enveloppe

Nous venons de voir que l’adoration consiste en un face à face silencieux avec le Christ , lequel vient poser son regard sur nous et ainsi visiter ce qui en nous fait obstacle à l’amour : c’est un regard de miséricorde qui nous enveloppe pour qu’à notre tour notre regard soit également un regard de miséricorde, c’est-à-dire un regard qui croit en la vie et qui cherche par tous les moyens à faire jaillir la vie, un regard qui voit en l’autre sa beauté et son unicité, dans un élan d’espérance sans faille.

Par la contemplation de Celui qui nous aime, nous nous exposons à la Miséricorde de Dieu qui transforme notre regard et nous rend ainsi capable de présence à l’autre, nous rend nous-mêmes attentifs à celui qui a besoin d’une présence de vie. Parce que finalement, ce que nous cherchons dans l’adoration n’est autre que rencontrer l’Auteur de la Vie, dont le seul et unique désir est d’insuffler à l’intérieur de nous-mêmes une puissance de vie, régénératrice de ce qui est mort en nous.

C’est ainsi qu’à Mère de Miséricorde, nous voulons développer l’adoration pour la vie, associant à cette notion d’adoration une dimension d’évangélisation pour la vie, c’est-à-dire un désir de proposer cette expérience de résurrection en appelant notre prochain à se laisser regarder par le Christ, à vivre un retour vers le Père des Miséricordes.

Croyez en la lumière

Cf. Jean 12,32-36 : « Quand j’aurai été élevé de terre, j’attirerai à moi tous les hommes » …  » Croyez en la lumière, afin de devenir des fils de la lumière » .

C’est le fondement de l’adoration pour la vie : le Christ par sa mort et sa résurrection imprime un mouvement d’élévation qui nous aspire vers Lui, nous invitant à vivre de Lui. L’adoration pour la vie a ainsi pour but de susciter chez l’adorateur un élan vers le Christ. Ce temps d’adoration consistera à nous laisser entraîner dans ce mouvement d’élévation de notre âme, dans un acte d’abandon de nous-mêmes à l’action de l’Esprit-Saint au plus profond de notre être. L’Esprit-Saint qui est le messager de la miséricorde du Père, laquelle est seule capable de soulager nos épaules du fardeau de notre péché, de redonner vie à ce qui est mort en nous.

Mère de Miséricorde, par cette proposition d’adoration pour la vie (sous forme d’un temps animé et construit), veut créer les conditions pour que la personne qui entre en adoration vive une véritable expérience de miséricorde pour elle-même, portée par la présence adoratrice de la communauté qui l’entoure.

 

      3. Comment vivre une adoration pour la vie ?


Concernant l’adoration pour la vie, il faut absolument un contexte de paix et de silence pour privilégier l’accueil de cet Esprit de « crainte » et de confiance filiale.
On parle de « crainte » filiale, mais cela n’a rien à voir bien sûr avec la peur de Dieu qui habite encore bien des consciences humaines et qui stérilise en elles la quête de la présence divine : il s’agit plutôt d’une sensibilité de notre être à la grandeur et à la sainteté de Dieu, qui nous « installe » en sa présence.Un peu de paix et de silence

Quand on parle de paix et de silence, on entend par là les conditions – surtout intérieures – qui vont permettre aux adorateurs de se mettre en présence du Christ, d’être tourné vers Lui dans une concentration naturellement paisible qui ne sera pas le fruit d’une contrainte intellectuelle mais plutôt d’un désir de lâcher prise sur nos préoccupations quotidiennes, nos soucis du moment. Il s’agit en fait de nous rendre docile à l’Esprit-Saint par une préparation de notre cœur à l’accueillir.

Des chants de louange

Et rien de tel pour privilégier cette docilité à l’Esprit-Saint que de chanter les louanges du Seigneur : la louange nous introduit volontiers dans cet élan d’adoration évoqué plus haut. On débutera donc notre adoration par deux ou trois chants de louange qui vont nous aider à nous tourner vers Dieu, à le louer pour ce qu’il est, recherchant par notre application à ce que nous chantons – c’est-à-dire aux paroles des chants – à créer à la fois en nous-mêmes et dans le groupe dans lequel nous sommes un climat de prière authentique, appelant à la miséricorde et soucieux d’unité. Il faut souligner ici l’importance de l’unité des participants dans un même élan : la force de la communion est un fabuleux levier pour nous aider à croiser le regard du Christ. En point d’orgue à ce temps de louange qui crée au sein du groupe adorateur les conditions favorables au cœur à cœur que nous cherchons, on pourra invoquer l’Esprit-Saint par un chant adapté par lequel nous exprimerons cette docilité indispensable au travail fructueux que le Seigneur de la Vie veut opérer en chacun de nous.

L’adoration du St Sacrement

 

A partir de là (« le décor est planté »), convergeant vers le même but qui est de nous laisser toucher par le Christ, deux orientations sont possibles :

  • à exposition du Saint-Sacrement accueilli par un chant très doux sur le thème de la miséricorde, puis lecture de la Parole suivie ou accompagnée simultanément d’une méditation devant le Saint-Sacrement pour « assimiler » le sens de cette Parole.
  • à lecture de la Parole puis exhortation (destinée à réveiller la foi quelque peu enfouie sous le boisseau des aspirations tourbillonnantes du monde qui nous entoure) suivie de l’exposition du Saint-Sacrement. Ce temps de la Parole servira de support à notre propre méditation en nous ouvrant à une expérience personnelle de l’évangile proclamé, voire à une remise en question d’une partie de notre vie ou de nos attitudes. Suivant le thème choisi pour cette adoration pour la vie, on pourra aussi sélectionner un texte spirituel issu des Pères de l’Eglise ou même une prière composée dont la lecture publique sera nourrissante pour l’assemblée.

C’est sur ces bases que notre adoration se développe, nous laissant saisir, envahir, emporter (cf. St Ignace) dans cet élan adorateur. Il sera important de préserver de longs moments de silence pour favoriser l’intériorisation de cet élan.

Et pour aider les adorateurs dans ce mouvement d’ouverture du cœur au regard de Jésus, on peut y ajouter entre deux instants de silence :

  • Soit une prière litanique ( reprise par l’assemblée comme pour attiser la foi du groupe) qui permettra à chacun d’être rejoint dans sa situation personnelle et/ou d’apporter un éclairage tout spécial sur telle ou telle préoccupation.
  • Soit des prières d’intercession, de réparation, de demande de pardon, spontanées ou préparées, auxquelles le groupe adorateur pourra s’associer par un refrain repris en chœur faisant appel, par exemple, à l’intercession de Marie, Mère de Miséricorde, dont nous savons l’ardent désir de nous aider à nous tourner vers son Fils. L’animateur sera attentif à ne pas multiplier les formes de prière pour ne pas risquer de disperser le mouvement imprimé dans le cœur de chacun.

Concrétiser l’expression de sa foi par un geste

Une sorte d’aboutissement de ce temps d’adoration sera la mise en œuvre d’une démarche personnelle concrétisant librement une expression de foi chez les participants qui, à ce moment, sont censés avoir commencé de « goûter » à l’ambiance d’adoration et de miséricorde. Cette démarche est facultative, mais il paraît nécessaire de la proposer si des personnes extérieures au groupe d’adoration se joignent pour le temps de prière. En tout cas, si elle peut être variée, cette démarche implique un geste personnel, en tant que traduction concrète d’une attitude spirituelle :

  • aller se prosterner devant le Saint-Sacrement
  • aller s’agenouiller et vénérer la Croix
  • aller déposer un petit mot écrit au Seigneur( ce petit mot sera ultérieurement brûlé)
  • aller déposer un lumignon au pied de l’autel
  • etc.

Il conviendra bien sûr de ne pas verser dans la « consommation spirituelle » : une seule démarche par temps d’adoration suffit, favorisant ainsi la qualité de ce qui se vit. Un ou plusieurs chants doux d’adoration accompagneront cette démarche afin qu’elle ne se déroule pas dans un silence total ; ils manifesteront en même temps la communion et le soutien de l’assemblée vis-à-vis de ces gestes individuels.

A cette démarche concrète correspondra tel ou tel type d’attitude spirituelle :

  • demande de pardon à Dieu ou à autrui.
  • offrande de soi ou, plus exactement, d’une partie de soi qui, liée à tel ou tel événement de ma vie, était fermée à l’amour de Dieu.
  • choisir la vie, là où dans le passé on a pu faire un choix de mort, conduit par une culture de mort .
  • dépôt entre les mains de Dieu d’une blessure de la vie dont on a vraiment conscience.
  • demande de guérison d’une blessure psychique ou affective dont on aurait davantage pris conscience durant l’adoration.

La possibilité d’aller plus loin en rencontrant l’un de nos membres

Cette adoration pour la vie revêtant un caractère d’évangélisation pour la vie, elle peut comporter un « appel pour la vie » dont il faut permettre l’expression : ainsi on pourra, si la constitution du groupe adorateur s’y prête, interpeller les participants au service de la vie, proposant à ceux qui le désirent une rencontre « à chaud » à l’issue de l’adoration avec un responsable MMC.

Conclure sur un temps d’action de grâce

Enfin en conclusion vient un temps d’action de grâce pour remercier Dieu de ce qu’il a donné : une grâce de vie , de miséricorde. On proposera alors de dire une prière de confiance (ex. prière de Claude de la Colombière) et un Notre Père et, après, s’il était exposé, le Saint-Sacrement est retiré. Un chant d’action de grâce ou un hymne à la Vierge Marie vient clore ce temps d’adoration.

 

      4. L’animation d’une adoration pour la vie

Un tel temps d’adoration demande une préparation, plus ou moins longue suivant l’habitude des animateurs. En effet, les choix du thème, du ou des textes de la Parole, des chants, des prières, etc., doivent trouver leur cohérence pour que chaque moment de cette adoration soit porteur de l’élan élévateur de chacun, sans pour autant en étouffer la spontanéité : il s’agit de décider par avance du sens de ce que l’on voudra faire vivre au groupe adorateur pour être encore mieux à l’écoute de l’Esprit-Saint dans l’instant présent.

Cette préparation sera valablement confiée à une petite équipe dans laquelle chaque membre, dans un grand souci de communion, prendra une part spécifique de l’animation, suivant ses aptitudes et son charisme personnel. Une personne de l’équipe sera nommée pour coordonner le déroulement de la prière :

  • prévoir les personnes qui interviendront (lecture d’un psaume, de litanies,…)
  • choix d’un évangile ainsi que de la démarche à proposer
  • prévoir une ou deux personnes pour l’animation des chants

Elle aura aussi à cœur de veiller au rythme de ce temps d’adoration, cherchant, dans une première étape, à faire entrer les gens dans un mouvement d’ouverture du cœur et de l’âme pour y vivre une expérience personnelle de la présence de Jésus, et ensuite, tout en restant à l’écoute de l’Esprit-Saint, en s’attachant à laisser des espaces de silence suffisants (au moins 5 minutes à chaque fois) pour favoriser le recueillement des adorateurs.

La durée d’une adoration pour la vie se situe entre 1h30 et 2h00 selon l’importance de l’assemblée.