L’église célèbre la miséricorde

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L’église célèbre la miséricorde

Je désire la miséricorde et non les sacrifices.

Marc 2,17

Ce sont des pêcheurs que je viens appeler.

Luc 5,32

 

Dimanche 30 avril 2000 : institution de la Fête de la Miséricorde

C’est le jour où sœur Faustine a été canonisée par Jean-Paul II. En même temps, le pape décide que, dorénavant, dans toute l’Église, ce dimanche prendra le nom de « Dimanche de la Miséricorde divine ».

 » Ma fille, parle au monde entier de mon inconcevable Miséricorde. Je désire que la Fête de la Miséricorde soit le recours et le refuge pour toutes les âmes, et surtout pour les pauvres pécheurs.

En ce jour les écluses de ma Miséricorde sont ouvertes.

Je déverse tout un océan de grâces sur les âmes qui s’approcheront de la source de ma Miséricorde. Toute âme qui s’approchera de la confession et de la sainte Communion recevra le pardon complet de ses fautes et la remise de leur punition.

En ce jour sont ouvertes toutes les sources divines par lesquelles s’écoule la grâce. Qu’aucune âme n’ait peur de s’approcher de Moi, même si ses péchés sont comme l’écarlate (…)

Le genre humain ne trouvera pas la paix tant qu’il ne se tournera pas vers la source de ma Miséricorde ». (Petit Journal – § 698)

Saint Claude la Colombière (1641-1682), jésuite

 

Représentez-vous la désolation d’un pauvre berger dont la brebis s’est égarée. On n’entend dans toutes les campagnes voisines que la voix de ce malheureux qui, ayant abandonné le gros du troupeau, court dans les bois et sur les collines, passe à travers les fourrés et les buissons, en se lamentant et criant de toute sa force et ne pouvant se résoudre à rentrer qu’il n’ait retrouvé sa brebis et qu’il ne l’ait ramené à la bergerie.

Voilà ce qu’a fait le Fils de Dieu lorsque les hommes s’étaient soustraits par leur désobéissance à la conduite de leur Créateur; il est descendu sur la terre et n’a épargné ni soins ni fatigues pour nous rétablir dans l’état duquel nous étions déchus. C’est ce qu’il fait encore tous les jours pour ceux qui s’éloignent de lui par le péché ; il les suit, pour ainsi dire, à la trace, ne cessant de les rappeler jusqu’à ce qu’il les ait remis en voie de salut. Et certes, s’il n’en usait pas de la sorte, vous savez que c’en serait fait de nous après le premier péché mortel ; il nous serait impossible d’en revenir. Il faut que ce soit lui qui fasse toutes les avances, qu’il nous présente sa grâce, qu’il nous poursuive, qu’il nous invite à avoir pitié de nous-mêmes, sans quoi nous ne songerions jamais à lui demander miséricorde…

L’ardeur avec laquelle Dieu nous poursuit est sans doute un effet d’une très grande miséricorde. Mais la douceur dont ce zèle est accompagné marque une bonté encore plus admirable. Nonobstant le désir extrême qu’il a de nous faire revenir, il n’use jamais de violence, il n’emploie pour cela que les voies de la douceur. Je ne vois nul pécheur, en toute l’histoire de l’Évangile, qui ait été invité à la pénitence autrement que par des caresses et par des bienfaits.

 

Le chef d’oeuvre de la miséricorde de Dieu

La Très Sainte Vierge nous est donnée comme le chef-d’oeuvre de la miséricorde de Dieu, comme celle qui a pour fonction primordiale de nous faire entrer par cette porte étroite et royale de la miséricorde du Père. Puisque Marie est vraiment le chef-d’oeuvre de cette miséricorde, elle est, pour ainsi dire, la miséricorde du Père personnifiée.

Notre Seigneur est source de la miséricorde pour nous, mais dans ses relations intimes avec le Père, il est comme au-delà de la miséricorde parce qu’il est le fils unique du Père ; or vis-à-vis du Fils, le Père n’a pas une attitude de miséricorde mais une attitude d’amour. Marie, elle, est créature et pure créature.

La miséricorde l’enveloppe donc dès le point de départ, totalement et complètement ; toute sa vie elle ne cesse de recevoir en plénitude la miséricorde du Père. Cette miséricorde est destinée à l’introduire dans l »amour, mais c’est un amour qui prend une nuance spéciale, car lorsque l’amour de Dieu est communiqué à une créature, il prend nécessairement la forme d’un amour de miséricorde.

Père Marie-Dominique Philippe