Mon amie enceinte…veut avorter

Mon amie enceinte…veut avorter

Apprendre que l’on est enceintealors qu’on ne le souhaite pas est une nouvelle terrible qui peut entraîner un mouvement de panique avec la question : comment s’en sortir ? Aujourd’hui, dans le cas d’une « grossesse surprise », la solution qui vient  souvent à l’esprit est alors l’IVG.

Face à cette amie enceinte, la première aide que vous pouvez lui apporter est de prendre du temps pour l’écouter parler de sa grossesse imprévue. Tout le temps nécessaire. Tout ce qu’elle va dire sur cette grossesse non désirée est important pour elle et pour la décision qu’elle prendra.

Écoutez respectueusement les peurs qui l’habitent, les angoisses qu’elle peut traverser, l’ambivalence de ses émotions. En effet il n’est pas rare que le tout premier sentiment ressenti en apprenant que l’on est enceinte soit une très grande JOIE, immédiatement suivie du doute ou de la panique.

Toutes ses questions sont de bonnes questions.

Tous ses arguments ou ses raisons de penser à l’avortement sont à entendre par l’ami(e) que vous êtes… même si tout cela semble en désaccord avec vos propres convictions.

Ne cherchez en aucun cas à la convaincre.

Vous renforceriez sa souffrance car une femme surprise par une grossesse n’envisage un avortement que parce qu’elle est sous l’emprise de différentes pressions, violences, peurs ou angoisses.

Aussi, en  demeurant dans une bienveillante attention, vous pourrez la rassurer : elle n’est plus seule avec ce problème de grossesse imprévue et elle peut compter sur vous,  son ami(e) qui serez toujours disponible pour l’écouter et discuter avec elle quoiqu’elle fasse.

Il pourra être rassurant de  lui dire qu’elle n’a pas à se précipiter, qu’elle a tout le temps de réfléchir  puisque l’IVG est possible jusqu’à 14 semaines.

Il sera incontournable d’aborder avec elle les problèmes matériels posés par cette grossesse imprévue et qui font qu’elle songe à l’IVG.

  • Reprendre chacune des difficultés en essayant de voir ou entrevoir des solutions.
  • Lister dans son entourage, des personnes pouvant l’aider durant cette période décisive et surtout pour l’avenir : un membre de sa famille, un groupe d’amis…
  • Lui indiquer également que des aides matérielles sont prévues ; la mettre en lien avec son assistance sociale, des foyers maternels, associations, sites, forums….

Dans tous les cas, lui rappeler ou lui révéler les ressources insoupçonnées qui sont les siennes, peut la renouveler dans une force de Vie et lui donner l’énergie pour surmonter  l’imprévu de sa grossesse.

Cela peut aussi la reconnecter avec la beauté de la vie, la puissance dont elle est porteuse… avec toutes ses surprises !

Mais l’amitié n’empêche pas le souci de la vérité.

Si vous êtes un(e) véritable ami(e), votre sollicitude ne pourra passer sous silence certaines conséquences de l’avortement que l’on cache aux femmes aujourd’hui.

En effet, si vous avez été témoin de ces conséquences liées à une IVG, vous serez invité(e) à lui dire ce que vous avez vu et que l’avortement est parfois bien douloureux .

Au choc physique, puisque l’on stoppe artificiellement un évènement naturel de vie et que le corps va réagir, peut se surajouter un choc psychologique entraînant des blessures enfouies qui peuvent procurer un sentiment de mal être ou resurgir au moment où on s’y attend le moins : naissance d’un bébé dans la famille, annonce (trop) joyeuse de la grossesse de sa meilleure amie, dates anniversaire présumées de naissance ou début de grossesse

Votre amitié qui consistera à aider votre ami(e) à prendre le temps de réfléchir sera primordiale car, dans un choix comme dans l’autre sa vie changera et ne sera plus jamais comme avant.