Apaiser les conséquences de l'avortement

Espère et prends courage ! Espère dans le Seigneur ! Il veut ton salut et ta guérison.

Apaiser les conséquences de
l’avortement

 

Notion de soulagement

Beaucoup de femmes éprouvent, du moins au début, une sorte de soulagement à la suite d’un avortement.
C’est une réaction à leur impression d’avoir réussi à vaincre l’obstacle. Ou bien encore c’est l’idée que les sentiments de culpabilité et de honte sont des choses du passé. Il ne s’agit plus que d’oublier tout ça. C’est fini !

Mais certaines histoires d’avortement ne se terminent pas là.

En réalité, pour un nombre croissant de femmes et d’hommes, l’avortement est bien plus qu’un simple épisode de leur vie. C’est un événement qui sera souvent difficile à oublier,  qui peut laisser des traces dans le psychisme des hommes et des femmes. Ces gens sont des femmes et des hommes ordinaires, jeunes ou âgés, riches et pauvres, croyants et incroyants.
Les conséquences douloureuses de la décision d’avorter ne connaissent pas de frontières économiques ou religieuses. Ces gens ordinaires, qui travaillent, mariés ou célibataires, portent en eux les séquelles d’une plaie toujours vive liée à un avortement passé.

Quand la mémoire est sollicitée, cette blessure se ravive.

 « Pendant plus de 30 ans, seule, la nuit je pleurais… Si je ne devais refaire qu’une seule chose dans ma vie, ce serait bien d’avoir cet enfant. »

Une femme qui a subi un avortement ignore souvent que les femmes qui partagent sa condition ont les mêmes réactions qu’elle.

Même si la plupart d’entre nous n’osent pas en parler, nous ne sommes pas des cas isolés.

Le déni

Le déni est une réaction psychologique inconsciente par laquelle l’individu cherche à se protéger contre une réalité dérangeante ou pénible…

Des  femmes ayant avorté, nient leur avortement.

Nier ses émotions est une caractéristique commune aux femmes et aux hommes qui s’efforcent de vivre avec le souvenir d’un avortement.

Ceux qui ont fait l’expérience de l’avortement d’un enfant n’ont aucun moyen de verbaliser leurs difficultés à faire leur deuil et à exprimer leurs remords.  Et il leur faut nier et refouler leurs sentiments.

Ils les rejettent dans les profondeurs de leur inconscient, et ils élèvent une façade de défense psychologique  pour dompter les souvenirs qui remontent du passé.

Le déni post avortement

Sortir du déni

Mais le temps fait peu à peu tomber ces défenses.

La réalité qu’ils cherchent à fuir sera provoquée par un événement ou une situation quelconque.

La façade de déni, de refoulement se lézarde à mesure que le coeur et l’esprit aspirent à vivre dans une nouvelle liberté intérieure.

Il n’y a pas de méthode particulière pour sortir du déni. Les événements de la vie quotidienne s’en chargent : une amie qui annonce sa grossesse, une sœur qui accouche, une passante qui vous croise avec son landau, un petit bébé qui crie dans le bus ou dans le métro….

Nous sommes finalement toujours rattrapés par les événements que nous voulons fuir.

Le syndrome post avortement

Le syndrome post avortement prend son origine dans un déni permanent et dans un  refoulement, une  volonté de justifier ses pensées ou ses sentiments ; à tel point que lesémotions de la personne seront niées.

Les suites de l’IVG.

Le soulagement sera possible…

…dans la mesure où certaines vérités seront exprimées.

Il ne sert à rien de nier l’importance d’un avortement dans la vie d’une personne. Il ne sert à rien de lui dire : « Ce n’est rien, ça passera ! Ça n’est pas grave, tu finiras par oublier ». Il ne sert à rien de le dire car la personne répondra : « Mais alors, d’où vient donc cette souffrance ?»

Escamoter la gravité de l’IVG ou lui donner une moindre importance  revient  à ignorer la douleur vécue par la personne. Cela revient aussi à minimiser le sentiment de culpabilité dont elle  essaie de se libérer.

 En voulant bien faire, parfois, on tombe facilement dans ce piège. Pendant des années, pour éviter la douleur, des femmes, des hommes se sont trouvé des excuses, au prix d’une formidable dépense d’énergie intérieure.

N’est-il pas temps aujourd’hui, pour eux, pour vous, d’entrer dans un chemin de soulagement, d’apaisement de la douleur ?

 Pour avancer vers un chemin de paix…

Il sera sans doute nécessaire de:

  • Prendre le temps nécessaire pour effectuer une démarche,
  • Désirer sincèrement sortir du déni pour faire cette démarche en vérité,
  • Ecouter le tumulte de ses émotions et avancer sans crainte,
  • Reconnaître les émotions principales qui habitent son coeur,
  • Les nommer,
  • Accepter d’exprimer son ressenti, même déplaisant,
  • Admettre que ce ressenti est en soi et que, peut-être, il  parasite un pan de sa vie,
  • Déposer cette partie de son histoire auprès d’une personne bienveillante qui soit à l’écoute,
  • Reconnaître l’importance de l’acte qu’on se reproche,
  • Reconnaître la part de responsabilité qui peut être la sienne,
  • Commencer à se pardonner à soi-même…

 Comme pour de très nombreuses personnes en 20 ans, nous pouvons vous aider à vivre cette démarche

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