On ne peut guérir de ce que l'on refuse d'admettre.

C’est parfois d’une situation, à première vue, désespérée que jaillit l’espoir.

On ne peut guérir de ce que l’on refuse d’admettre.

Nous vivons dans une société qui publiquement et légalement a fait de l’avortement un geste légitime.

La femme meurtrie reçoit donc le message suivant:  « Tu ne dois pas souffrir, tu as réglé le problème. En réalité, tu n’as pas le droit de souffrir de cela, puisque tu l’as voulu. »

« Vous savez, c’est terrible d’être enceinte et de ne pas savoir quoi faire ou à qui parler. Cet avortement a été le pire moment de ma vie. Mais savez-vous ce dont je me souviens surtout maintenant : c’est d’être retournée en classe et d’avoir agi comme si rien ne s’était passé la veille. » Christine (19 ans) 

 

« Chaque fois que je vois quelque chose qui me le rappelle, si je regarde une émission sur l’avortement à la télé… Si j’aperçois par hasard un vrai petit bébé, je pense : qu’est-ce que j’ai fait ?! Parfois je voudrais  ne l’avoir jamais fait. Je n’aime pas l’idée d’avoir avorté. Les gens pensent que vous avez tué un gamin, que vous lui avez enlevé la vie. Je sais que je ne l’ai pas fait. Je ne l’ai pas fait. » 

Exemple de déni :

Anne a 80 ans. Elle s’est fait avorter par une sage-femme il y a 60 ans. Elle n’a jamais raconté sa douleur et son profond remords à qui que ce soit. Pendant des années elle a enfoui ses secrets dans sa mémoire et dans son coeur, tout en essayant d’oublier ou de refouler ses sentiments. Mais le souvenir et la douleur demeurent tenaces.

La pacification intérieure sera possible… dans la mesure où certaines vérités sont exprimées.

Escamoter la gravité de l’IVG ou lui donner une moindre importance ne revient pas uniquement à mentir à la femme. Cela revient aussi à minimiser la culpabilité, la douleur dont les parents essaient de se libérer.

En voulant bien faire, parfois, on tombe facilement dans ce piège. Pendant des années, pour éviter la douleur, des parents se sont trouvé des excuses, au prix d’une formidable dépense d’énergie intérieure.

L’heure est peut-être venue pour eux d’arrêter d’agir ainsi.

Apaiser les conséquences de l’IVG