La communion à Mère de Miséricorde

La communion à Mère de Miséricorde

La communion Mère de Miséricorde est le rassemblement, au sens très fort du terme, des personnes qui participent a un degré ou un autre à l’œuvre de Mère de Miséricorde. La communion permet de préserver les liens qui unissent ses différents membres, de garder un esprit de famille, de créer un lieu ou circule une même grâce, la joie d’être ensemble pour une même cause. Cette communion s’incarne par un engagement concret exprimé par la charte.

La charte

La charte est un ensemble de cinq repères qui sont des moyens concrets accessibles à tous pour progresser dans la communion autour du Christ Miséricorde.

Ces cinq repères sont proposés à chacun des membres adhérents de Mère de Miséricorde, pour tenter de les concrétiser dans leur vie spirituelle personnelle. La charte ne se vit pas comme un engagement supplémentaire, mais comme une invitation à grandir dans la miséricorde, avec beaucoup de patience.

L’adhésion à la charte
L’engagement se fait pour un an renouvelable. En échange, Mère de Miséricorde se rend disponible pour tout soutien, spirituel ou autre, selon les besoins de chacun liés à l’activité au sein de l’œuvre. Mère de Miséricorde propose également une aide spécifique au discernement de l’appel. De plus, Mère de Miséricorde met à votre disposition son bulletin de liaison Kaïrê.

 

Premier repère : prière et vie sacramentelle

L’adoration est le fondement de la vie au sein de Mère de Miséricorde. Nous veillerons à prendre si possible quotidiennement un temps de prière personnelle « de commerce d’amitié »avec Dieu. Cette adoration est « gratuite », c’est-à-dire qu’elle n’est pas une intercession aux intentions de Mère de Miséricorde. Elle est un temps où nous offrons notre présence au Christ et ou nous accueillons la sienne. Si c’est possible, ce temps se vivra devant le Saint Sacrement exposé. La participation fidèle à la célébration eucharistique est essentielle. La communion fréquente nourrit et explicite notre rapport au Christ. Par l’accueil du Christ, elle enseigne l’accueil du prochain. Elle suscite ainsi l’esprit de Miséricorde dans les cœurs. La fréquentation du sacrement de réconciliation est tout aussi importante. Dans un souci de communion, le témoignage de la miséricorde s’appuie sur l’accueil de la Miséricorde de Dieu envers nous. La « prière de confiance en Dieu » (inspirée de St Claude de la Colombière), aura une préférence pour tous les membres de Mère de Miséricorde.

Deuxième repère : témoignage de la miséricorde et conseil spirituel

On ne peut œuvrer au nom de la Miséricorde, ou parler d’elle, sans chercher à devenir soi-même miséricordieux. La miséricorde est pour nous comme une éducation au service pour entrer en relation avec autrui, et l’aimer. Chacun est appelé à grandir dans un des visages de la miséricorde, selon son identité et son histoire propre. Cette croissance ne s’opère pas sans un réel désir de conversion dans ce sens, avec les actes qui confirment l’authenticité de ce désir. Le recours à un conseiller spirituel est précieux dans ce domaine. Le conseil spirituel, en ce qu’il touche à l’intimité spirituel, nécessite des précautions dont on s’instruira. Ce conseil, quand il se répète, peut-être appelé accompagnement. L’accompagnement spirituel est fortement encouragé, surtout pour les personnes engagées auprès de détresses dont elles partagent à leur façon la souffrance.

Troisième repère : quête d’une nourriture spirituelle et communion

Sans nourriture spirituelle, le danger de l’inanition spirituel est grand. Par divers moyens, il faut nourrir sa foi, ainsi que la connaissance spirituelle des domaines concernant la vocation de Mère de Miséricorde. L’étude de la doctrine chrétienne ne doit pas être négligée, en particulier le message chrétien sur la vie et la théologie morale. Cette quête de nourriture spirituelle consiste aussi à participer, dans la mesure du possible, à des retraites, à des sessions de formation, à écouter des cassettes d’enseignements, à lire des livres spirituels, à étudier les dossiers de Mère de Miséricorde sur la doctrine chrétienne, etc. La communion s’organise autour d’une indispensable unité de vue quant à la vie et aux attitudes de miséricorde. C’est pourquoi l’aspect de la formation au sein de Mère de Miséricorde est à privilégier, bien que non exclusive d’autres types de formations. Cet effort intellectuel, indispensable selon notre Eglise, est, pour les ouvriers de Mère de Miséricorde, inséparable du vécu de compassion, qui le motive en partie.

Quatrième repère : gratuité du don et simplicité de vie

A Mère de Miséricorde, prier, jeûner, intercéder, servir, accueillir une détresse sont des actes bénévoles et gratuits dont nous n’avons pas à revendiquer les fruits immédiats. La Sagesse Divine attend de nous dévouement gratuit et fidélité, mais se réserve le temps et la forme de leurs effets. La notion d’échec n’existe pas dans une telle perspective d’espérance. L’engagement dans l’accueil des détresses liées à la vie met au contact de toutes formes de pauvreté. L’objectif d’un témoignage authentique conduit à incliner soi-même vers une vie de « pauvreté évangélique », par une vie faite de simplicité. De cette façon, le don de soi à Mère de Miséricorde tend vers un partage entre deux personnes qui se trouvent sous un seul regard de miséricorde. Ce type de don échappe à l’esprit du fort qui secourt le faible, même si ce dernier a sur l’instant des besoins immédiats qui doivent être satisfaits.

Cinquième repère : la dime

Dans le cadre d’un engagement librement consenti qui a des visées spirituelles, il est souhaitable de proposer un geste financier également librement consenti. Une participation financière vérifie l’authenticité d’un désir spirituel à nos yeux plus noble, mais parfois menacé d’illusion. Sans rien délaisser de la justice et de l’amour de Dieu, la dîme sera une offrande d’un montant librement consenti, selon les possibilité de chacun.

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