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À la Miséricorde le dernier mot

Mère de Miséricorde accompagne les personnes confrontées à la souffrance d’une grossesse non désirée.

Rencontre avec son relais en Corrèze, Claire Roborel.

Comment avez-vous découvert Mère de Miséricorde?

C’est grâce à une amie qui me tend un tract à la sortie d’une église que je découvre l’association
Mère de Miséricorde. Depuis l’enfance, le sujet de la protection de la vie m’est très cher et je me demandais
comment faire pour aider les femmes à accueillir la vie. Et en lisant le tract, je comprends que je peux prier et jeûner
pour ces femmes qui nous sont confiées en étant épouse, mère de famille et en ayant une activité professionnelle
raisonnable. J’ai donc été jeûneuse et priante pendant 35 ans, avant de prendre plus de responsabilités dans cette
association.

Comment l’association a-t-elle été créée, dans quel but ?

Cette association qui s’appelle maintenant Fraternité Mère de Miséricorde, a été créée en 1982 à l’initiative de
deux médecins touchés par la détresse des parents n’ayant pu accueillir la vie. Suite à la promulgation de la loi Veil et
au grand nombre de femmes qui ont eu accès à l’avortement, ils ont constaté pendant leurs consultations la
souffrance engendrée par ce geste. 3000 membres accompagnent et prient pour les parents hésitant devant une grossesse ou pour réparer les personnes blessées dans leur maternité ou leur paternité. La fraternité pour cela a mis en place quatre démarches :

  • une écoute grâce à un numéro vert : 0800 746 966 avec des écoutants formés, 7 jours/7 de 9 h à 22 h,
  • des chaînes de prière et de jeûne,
  •  des sessions Stabat Mater,
  • et des chemins de consolation.

Quel est son fonctionnement en Corrèze ?

Aujourd’hui la fraternité Mère de Miséricorde en Corrèze propose une adoration pour la Vie, en général le deuxième samedi du mois, de 10 h 45 à 11 h 45, à la collégiale Saint-Martin de Brive. Il existe trois chaînes de jeûne et de
prière, une sur l’Espace missionnaire de Tulle et deux sur celui de Brive. Quand la chaîne est mise en route, chaque
jour, durant une semaine, un jeûneur différent prend le relais pour prier et jeûner pendant 24 heures, pour une
personne qui nous est confiée dans l’anonymat et qui appartient à un autre diocèse. Nous organisons aussi une formation à l’écoute chrétienne. La prochaine aura lieu les 6-7 décembre, aux Grottes Saint-Antoine. Nous essayons aussi chaque année de nous rencontrer entre membres de Mère de Miséricorde Corrèze, pour que nous nous connaissions, pour renouveler notre engagement, pour être informés de la vie de l’association.

Pourquoi jeûner pour cette intention?

Le jeûne fait partie du combat spirituel. Ce n’est pas un acte d’héroïsme que nous posons, mais de pauvreté. Deux
pauvres unis dans une fraternelle communion, grâce au jeûne et à la prière, sur la route qui mène à l’abandon dans
les mains du Seigneur. Bien souvent, les femmes enceintes qui font appel à nous disent s’être senties portées pendant
cette période d’indécision, même sans savoir pourquoi…

Qu’est-ce qu’une session Stabat Mater ?

Elle se vit dans un sanctuaire en France avec des membres de Mère de Miséricorde durant cinq jours. Elle
regroupe un certain nombre de retraitants qui n’ont pas trouvé la paix intérieure suite à un deuil périnatal, qu’il
s’agisse d’une interruption volontaire de grossesse, d’une interruption médicale de grossesse, d’une fausse couche
ou d’une grossesse extra-utérine. La retraite se passe en silence pour que les retraitants prennent toute leur place.
Chaque retraitant est accompagné, écouté individuellement ou en couple. L’accompagnement permet de revisiter
l’histoire personnelle de chacun et de replacer cette histoire sous le regard de Dieu.

Qu’est-ce qu’un chemin de consolation ?

Réponse de Monique Bigou, relais de Mère de Miséricorde pour le Lot

Un chemin de consolation est une forme d’apostolat dont le but est de permettre aux personnes souffrant de blessures liées à la perte d’un enfant avant la naissance d’effectuer un pèlerinage pacifiant. C’est un parcours spirituel adapté que
l’on soit croyant ou non croyant. Une méditation libre est proposée à partir de citations de la Bible et des écrits des saints Louis et Zélie Martin. Il est possible pour ceux qui le souhaitent d’être accompagné à travers un temps d’écoute en lien avec la mission pastorale du sanctuaire. Cette démarche peut aboutir, pour ceux qui le désirent, à une reconnaissance de l’enfant matérialisée par une plaque sur laquelle peut être gravé le prénom de l’enfant et une date.
Le dimanche 29 juin, le chemin a été béni par Mgr Camiade, évêque de Cahors. Prions pour que ce Chemin soit l’occasion pour beaucoup de découvrir l’infinie Miséricorde de notre Dieu.

Qu’est-ce qu’une baume ?

Il y a quelques années, j’ai pu participer à une session Stabat Mater à la Sainte-Baume, suite à trois avortements vécus à quelques années d’intervalle. J’ai pu bénéficier durant cette semaine d’un soutien permanent de la part de l’équipe de Mère de Miséricorde. Les moments d’Adoration m’ont beaucoup touchée ; les enseignements spirituels sur la
personne et le pardon reçu ont participé à une guérison intérieure. Les échanges avec une écoutante personnelle m’ont aidée à revisiter, à réfléchir et à accepter mon histoire. Je suis repartie avec mes enfants dans le cœur et la Miséricorde du Seigneur comme un « baume » sur l’âme. Et je n’oublie pas la présence de la Vierge Marie et de sainte Marie-Madeleine qui se sont faites proches de moi et qui le sont encore aujourd’hui.

Pour aller plus loin :