fausse couche

Difficile d'en parler : difficile de faire le deuil de cet enfant.

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Quand la vie d’un petit d’homme est passée dans le corps d’une femme, plus rien n’est pareil après.

 La société nie la souffrance de la femme :

  • pas de lieu pour exprimer ce qui l’habite, son chagrin, sa culpabilité…. Le sujet est tabou…

Si la vie de l’enfant n’est pas reconnue, sa mort ne peut pas être reconnue, et le deuil ne peut pas se faire.

  • La fausse-couche apparait comme un non-évènement….
    Fausse, comme si rien ne s’était passé,
  • La fausse-couche est banalisée par les médecins, sous-estimée par l’entourage : « tu oublieras », « vous en ferez un autre ».

Cela peut être la femme elle-même qui s’impose le silence, elle n’est pas capable de parler, c’est trop difficile, personne ne comprendra…

Il se peut que ce bébé, elle ait envie de le garder pour elle, c’est comme un secret entre elle et lui, c’est le respect du disparu, elle l’enveloppe d’un linceul…

Diverses conséquences peuvent  apparaître :

 Nous vous livrons ici le fruit de 30 années d’écoute et  d’accompagnement de femmes ayant subi cet événement. Les différents émotions et les nombreux ressentis cités ici sont autant de témoignages bouleversants reçus par nos écoutantes ; d’autant plus bouleversants qu’ils sont rarement entendus ou reçus par l’entourage

Détresse et tristesse, sentiment de perte brutal,   impression de vide…  Toute perte d’un enfant à naître est vécue comme une amputation, parce que le fœtus fait corps avec la femme.
Il y avait une relation fusionnelle avec l’enfant : « Je suis morte avec cet enfant »

– Sentiment d’impuissance  et d’angoisse :

Perte de confiance en soi, sentiment de ne plus  être digne d’être aimée :

Sentiment d’échec, voire de honte… échec du projet de maternité,  « je n’ai pas été capable de donner la vie ».

– Immense sentiment de solitude

Colère contre l’entourage qui ne comprend pas, contre le mari.

Colère, révolte, contre Dieu, il y avait une promesse qui n’a pas été tenue.

– Colère contre le bébé, sentiment d’avoir été abandonnée par son bébé,

cela ravive les abandons antérieurs.

Les deuils non-faits et oubliés reviennent à la surface

Culpabilité, souvent renforcée par l’entourage : « tu en as peut-être trop fait ? », « tu n’aurais pas du prendre la voiture »…
« Je suis responsable…, j’y suis pour quelque chose »,
« l’enfant a perçu cette tristesse que je ressentais, alors il n’a pas voulu vivre.. », « S’il est parti, c’est qu’il a perçu que je ne l’aimais pas assez… », « cet enfant n’a pas voulu de moi… », « cet enfant m’était confié, mais j’en étais indigne »…
La découverte d’une cause médicale ne supprime pas toujours la culpabilité.

– Beaucoup de questionnements. « De quoi suis-je punie ? Qu’ai-je fait de mal ? que dois-je expier ? Pourquoi est-ce-que je ne m’autorise pas à donner la vie ? »

– Des années plus tard, ce bébé n’est plus dans leur ventre, mais il est toujours dans leur tête, dans leur imaginaire, dans leur cœur…

C’est vrai aussi que beaucoup d’hommes « passent à côté » de cette souffrance », ne comprennent pas ce que vit la femme.

 Afin de vivre une véritable pacification intérieure, nous vous proposons différentes démarches à vivre au cœur de notre fraternité :

STABAT

La vigne de Rachel

La vie resplendit