Notre histoire

Notre histoire

Mère de Miséricorde, créée en 1981,  a été reconnue par Mgr Carré, archevêque d’Albi, en 2002 en tant qu’ « Association  privée de fidèles de droit diocésain ».

L’association est née sous l’impulsion de deux jeunes médecins membres de la Communauté des Béatitudes (communauté dont elle s’est définitivement séparée en 2000). Ces derniers, particulièrement sensibilisés, de par leur métier, au problème de la maternité non désirée, ont vu le nombre des avortements croître, suite à la loi de 1975.

En effet, très rapidement, on a observé la banalisation de cet acte, son apparente facilité  et  son caractère présenté comme anodin par une bonne partie des médias.

La première intuition fut de mettre en place une antenne téléphonique pour accueillir et écouter les femmes qui envisageaient l’IVG. Il y a aujourd’hui, en France et DOM-TOM, 13 antennes téléphoniques constituées d’une équipe d’écoutantes.

Conjointement, un accueil en famille était proposé pour les plus jeunes ou pour les plus démunies, comme une alternative possible à ce choix.

La notion de « combat spirituel » devenant évidente, la prière et le jeûne furent et restent à ce jour, les armes choisies pour participer à cette lutte entre la vie et la mort. Actuellement 4500 personnes, en France, jeûnent et prient pour les personnes qui font appel à l’œuvre. Le jeûne est un mode de participation, spirituelle et incarnée, à l’angoisse de la femme confrontée à un accueil difficile de la vie. (Nous avons assisté souvent à des revirements de situation à la suite de l’aide conjointe de l’écoute, de l’aide matérielle et d’une prière incessante).

Depuis 1991,  des femmes de plus en plus nombreuses ont commencé à nous contacter pour nous confier leur mal être ou leur détresse, après avortement.

Nous avons pris conscience que la mort d’un enfant in utero laissait souvent des traces dans le cœur de la femme. Qu’elle l’ait décidé, plus ou moins librement (IVG, IMG), ou bien qu’elle l’ait subi, de manière accidentelle (fausse couche, GEU), la disparition de l’enfant non- né reste dans sa vie un moment particulier de souffrance et de questionnement. C’est toujours un deuil difficile à faire.

Nous avons alors  mis en place différentes démarches, retraites,  accompagnements pour permettre à ces personnes de vivre une libération de la culpabilité, du remords ou de la honte liés à cet événement. Par ces différentes démarches, la personne concernée peut vivre une réelle réconciliation avec elle-même, une pacification de la mémoire voire, de la colère contre elle-même.

Le fondement de notre démarche

En toutes circonstances, nous désirons rester dans une démarche de Foi et d’Espérance, assurés que notre Créateur ne peut rien laisser dans l’abîme du non-sens.

La Foi nous maintient dans la certitude que toute vie, confiée par Dieu, dans toute situation, si problématique soit-elle, prend un sens dès lors qu’elle est accueillie, non dans la résignation mais dans un consentement libre.

L’Espérance dans laquelle nous demeurons pour toute personne qui nous contacte,  nous incite à l’inviter à découvrir  l’amour fou de Dieu pour elle, et à faire la douce expérience de sa Miséricorde. Nous prions pour qu’Elle ne nous quitte pas.

Grâce aux multiples initiatives privées de prière, d’entraide et de charité, nous espérons que le silence et le mensonge entourant la souffrance liée à l’IVG soient mis à nu.

Que toute vie humaine redevienne une source de joie et de bénédiction.